Guerre en Ukraine : "nous pourrions nous passer du gaz russe", affirme Pannier-Runacher

Guerre en Ukraine : "nous pourrions nous passer du gaz russe", affirme Pannier-Runacher

Mais "cela suppose que tous les méthaniers arrivent à l'heure et que nous puissions remplir confortablement notre stockage stratégique...", a expliqué la ministre de la Transition énergétique.

Guerre en Ukraine : 'nous pourrions nous passer du gaz russe', affirme Pannier-Runacher
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alors que l'exécutif compte agir dès aujourd'hui pour sécuriser l'approvisionnement l'hiver prochain face à la réduction massive des exportations de gaz russe vers l'Europe, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a affirmé que la France pourrait se passer du gaz russe "dans l'absolu", tout en soulignant les nombreuses conditions requises pour un tel scénario.

"Tel que nous bénéficions du gaz naturel liquéfié, nous pourrions nous passer du gaz russe", a-t-il expliqué sur 'BFM Business' jeudi soir. Mais "cela suppose que tous les méthaniers arrivent à l'heure et que nous puissions remplir confortablement notre stockage stratégique, que ce qui passe aujourd'hui par l'Espagne fonctionne", a-t-elle poursuivi, ajoutant que cela repose aussi les livraisons qui arrivent de Norvège et d'Algérie.

"Notre utilisation du gaz dépend aussi du temps qu'il fera à l'hiver prochain", a également souligné la ministre, qui rappelle qu'un hiver très froid contraindrait la France à en consommer davantage. Il y a "beaucoup de points d'interrogation, ce qui fait que nous prenons le maximum de mesures tout de suite, en anticipation", a-t-elle indiqué.

"On continue à importer en fonction de nos besoins et de nos stockages stratégiques"

Agnès Pannier-Runacher a également souligné que la France importe aujourd'hui des volumes moindres de gaz russe par rapport aux contrats qui sont calés. "On continue à importer [du gaz russe] en fonction de nos besoins et de nos stockages stratégiques", a-t-elle déclaré.

"Combien ? Ça dépend des jours, de ce que nous appelons, de ce que sont capables de livrer les tuyaux qui passent notamment par l'Allemagne et la Belgique", a précisé la ministre de la Transition énergétique.

"En avance sur le remplissage de nos stockages stratégiques"

"Nous continuons par ailleurs à appeler du gaz par nos terminaux méthaniers et par l'Espagne, qui exporte depuis ses terminaux méthaniers beaucoup de gaz naturel liquéfié, ce qui explique que nous sommes en avance sur le remplissage de nos stockages stratégiques", a-t-elle ajouté.

Pour rappel, l'Allemagne a relevé jeudi le niveau de son plan d'urgence sur l'approvisionnement en gaz en raison d'une réduction des livraisons en provenance de Russie et de la flambée des prix.

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