Guadeloupe : la situation est "explosive", admet Macron

Guadeloupe : la situation est "explosive", admet Macron

La mobilisation contre le "pass sanitaire" et l'obligation vaccinale contre le COVID-19 pour les soignants a dégénéré en violences la semaine dernière

Guadeloupe : la situation est 'explosive', admet Macron
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les établissements scolaires et les services préfectoraux doivent rester fermés ce lundi en Guadeloupe où les tensions persistent, tandis qu'une grève générale reconductible doit commencer en Martinique à l'appel d'une quinzaine d'organisations syndicales.

En Guadeloupe, la mobilisation contre le "pass sanitaire" et l'obligation vaccinale contre le COVID-19 pour les soignants a dégénéré en violences la semaine dernière, après l'appel à la résistance lancé lundi dernier par un collectif de syndicats et d'organisations citoyennes.

Situation "très explosive"

Le chef de l'Etat a décrit lundi la situation en Guadeloupe comme "très explosive", du fait selon lui du contexte local, des tensions "historiques" mais aussi de "certains intérêts qui cherchent un peu à utiliser ce contexte et l'anxiété" liée à la campagne de vaccination contre le COVID-19.

"Il faut pas du tout céder aux injonctions d'une toute petite minorité", a prévenu Emmanuel Macron, lors d'un point de presse en fin de matinée en marge d'un déplacement à Amiens (Somme), en soulignant que le taux de couverture vaccinale avait d'ailleurs beaucoup progressé dans l'île depuis cet été.

Accélérer la vaccination

Selon le dernier bilan disponible de l'épidémie de COVID-19, publié mercredi dernier par l'Agence régionale de santé (ARS) de la Guadeloupe, le taux de protection des soignants libéraux s'établit à 85,3%, tandis qu'il oscille entre 85% et 100% pour les personnels des établissements hospitaliers de l'île.

"Nous devons accélérer la vaccination afin de protéger les plus fragiles mais aussi créer une immunité collective dans notre archipel", souligne l'ARS dans ce point de situation. "Notre priorité c'est de continuer à convaincre que la vaccination est la meilleure protection et de ne rien céder au mensonge, au détournement d'information", a également insisté Emmanuel Macron en soulignant la nécessiter de "retrouve(r) la quiétude et l'ordre public".

Un discours comparable à celui tenu en début de matinée sur franceinfo par le maire de Pointe-à-Pitre, Harry Durimel (EELV).

Détresse sociale

"Il faut bien faire la distinction entre ceux qui revendiquent la levée de l'obligation vaccinale et ceux qui dans le contexte essaient de se faire entendre et de tout brûler pour être remarqués", a-t-il expliqué, en appelant à "trouve(r) une issue" car "il y a une grosse crainte que ça ne s'embrase".

"C'est une situation aussi de détresse sociale qui s'ajoute à cette crise sanitaire, à cette peur du vaccin et qui fait qu'on en est là aujourd'hui", a-t-il souligné.

Pour tenter de restaurer l'ordre, des renforts de police et de gendarmerie ont été dépêchés ce week-end depuis la métropole et un couvre-feu (entre 18h00 et 05h00, heure locale) a été décrété vendredi, sans permettre pour l'instant d'empêcher la poursuite des pillages et incidents nocturnes, la préfecture faisant par ailleurs état de plusieurs tirs d'armes à feu contre les forces de sécurité...

©2021

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !