Grèce : "VGE" suggère une sortie amicale de la zone euro...

Grèce : "VGE" suggère une sortie amicale de la zone euro...

Valéry Giscard d'Estaing pense que la sortie de l'euro est la seule solution pour Athènes...

Grèce : 'VGE' suggère une sortie amicale de la zone euro...

(Boursier.com) — Alors que la Grèce doit déposer ce jeudi sa demande d'extension de financement par l'Europe, l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing estime qu'Athènes n'aura pas d'autre choix que d'abandonner l'euro... Dans un entretien publié par 'Les Echos' du jour, "VGE" affirme ainsi que le programme de la gauche radicale Syriza, qui vient d'arriver au pouvoir en Grèce, suppose implicitement "une dévaluation de la monnaie", ce qui n'est pas possible actuellement avec l'euro...

L'entrée de la Grèce dans l'euro, "une erreur"

"La production de la Grèce ne peut redevenir compétitive avec le niveau actuel de l'euro. Par conséquent, elle n'est pas en mesure d'appliquer son programme économique, notamment la hausse du salaire minimum et l'extension des avantages sociaux", constate ainsi l'ancien président français. Il estime au passage que "l'entrée de la Grèce dans l'euro en 2001 fut une erreur évidente", et rappelle qu'il s'était prononcé à l'époque contre cette adhésion. M. Giscard d'Estaing, qui a consacré une bonne partie de sa carrière à la construction de l'Europe, préconise une sortie "ordonnée" de la Grèce de la zone euro, qui pourrait  être temporaire, et ne mettrait pas en danger selon lui l'ensemble de la zone euro, comme le craignent de nombreux experts...

Un "friendly exit" qui ne menacerait pas l'Europe

"Il faut donc envisager ce scénario très calmement, à froid, dans l'intérêt de la Grèce elle-même... Il est absurde de dire qu'il s'agirait d'un échec de l'Europe", affirme ainsi le responsable politique.  Il écarte le risque de contagion à d'autres pays, en soulignant qu'"il n'y a, à l'heure actuelle, aucune agitation particulière dans la zone euro. La situation de la Grèce est singulière et extrême", avec une dette dépassant les 175% de son PIB.

Si un processus de sortie de la Grèce était entamé, il devrait être "ordonné" et "peut se dérouler de manière non conflictuelle, dans l'intérêt mutuel de chacun. C'est ce que j'appellerais une "friendly exit", une sortie dans un esprit amical. La Grèce a besoin de se donner la possibilité de dévaluer sa monnaie. Si elle ne le faisait pas, sa situation s'aggraverait et déboucherait sur une crise encore plus sévère", poursuit l'ancien président français. A terme, cette sortie "amicale" permettrait à la Grèce de préparer un éventuel retour, conclut-il.

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