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Grèce : le gouvernement ne veut pas d'aide financière de Moscou

Grèce : le gouvernement ne veut pas d'aide financière de Moscou

Alexis Tsipras doit rencontrer Vladimir Poutine aujourd'hui...

Grèce : le gouvernement ne veut pas d'aide financière de Moscou
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alexis Tsipras est en Russie mercredi, où il doit rencontrer Vladimir Poutine... Les deux dirigeants doivent officiellement discuter de coopération économique, d'investissements bilatéraux et de la question des exportations, mais des rumeurs circulent depuis plusieurs semaines sur l'éventualité d'une aide plus concrète de Moscou, alors que le gouvernement grec doit faire face aux demandes de remboursements de plus en plus pressantes de ses créanciers.

Mise au point

"Nous n'avons pas demandé d'aide financière", a déclaré mercredi un responsable du gouvernement grec, dans une mise au point avant la rencontre des deux dirigeants. "Nous voulons résoudre nos problèmes de dette à l'intérieur de la zone euro", a-t-il ajouté et "la Grèce sait ce qu'elle doit faire dans le cadre de l'UE mais chaque pays doit veiller à son droit souverain et améliorer ses relations bilatérales". Une réponse aux inquiétudes formulées par plusieurs dirigeants européens. Le président du parlement, Martin Schulz, a notamment mis en garde Alexis Tsipras contre le risque d'enfreindre les sanctions prises par les Européens contre Moscou en raison de son rôle dans la crise ukrainienne.

Fin de l'embargo russe ?

Selon l'agence de presse Reuters, le ministre russe de l'Agriculture a indiqué mardi que Moscou pourrait envisager une levée de son embargo sur les importations de denrées alimentaires occidentales pour la Grèce, la Hongrie et Chypre. Le quotidien économique russe 'Kommersant' rapportait mardi que Moscou pourrait proposer une réduction du prix du gaz livré à Athènes ainsi que de nouveaux prêts.

Ce week-end, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, s'est rendu à Washington, où il a rencontré la directrice du FMI, Christine Lagarde. A l'issue de l'entretien, cette dernière a affirmé que la Grèce s'était engagée à verser les 460 millions d'euros qu'elle doit au FMI le 9 avril, ce qui contredit les récentes rumeurs selon lesquelles Athènes serait incapable de faire face à cette échéance, et pourrait faire faillite dès cette semaine... Yanis Varoufakis a assuré que le gouvernement entendait "réformer la Grèce en profondeur", faisant ainsi preuve d'une bonne volonté qui tranche avec ses précédentes envolées verbales contre l'austérité et la troïka. La prochaine date-clef est pour le 24 avril, avec l'objectif d'un accord cadre d'Athènes et des ses créanciers sur la dette et sur les réformes...

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