Grèce : Juncker n'est "pas du tout satisfait" de l'évolution des discussions
Alors que les caisses du pays devraient être vides d'ici quelques semaines...
(Boursier.com) — Les négociations de la Grèce et de ses créanciers restent dans l'impasse, alors que le gouvernement d'Alexis Tsipras n'a toujours pas présenté de programme détaillé de réformes susceptible d'être avalisé... Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, a demandé mardi à Athènes de mettre les bouchées doubles : "Nous ne sommes pas du tout satisfaits de l'évolution des discussions jusqu'ici, la Grèce doit faire plus d'efforts de toute urgence de manière à ce que l'on conclut ce dossier pour le bien de tous", a-t-il déclaré à la presse, lors d'un déplacement à Vienne. "Les discussions ont gagné en intensité ces quatre ou cinq derniers jours mais n'ont pas évolué au point de pouvoir rapidement aboutir à une conclusion".
Réunion cruciale
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras doit rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel ce jeudi en marge du Conseil européen de Bruxelles consacré aux migrants en Méditerranée. Le lendemain se tiendra une réunion jugée cruciale de l'Eurogroupe à Riga, alors que le pays doit rembourser, le 12 mai prochain, un prêt de 747 millions d'euros au FMI. Une présentation de la liste de réformes de la Grèce était attendue pour cette date, mais le document ne sera finalement pas prêt...
Urgence !
La plupart des experts estime que les caisses de la Grèce seront vides d'ici quelques semaines. Dans l'urgence, le gouvernement d'Alexis Tsipras vient d'ordonner un transfert obligatoire et immédiat des réserves en cash de toutes les institutions et entreprises publiques grecques vers la Banque centrale. Pour justifier ce transfert forcé, le gouvernement grec a invoqué "des besoins extrêmement urgents et imprévus".
La situation reste donc très tendue, même si le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem veut rester optimiste... Il estime que la Grèce et ses créanciers passeront un accord dans les semaines qui viennent, jugeant en outre qu'une sortie de la Grèce de la zone euro serait source d'instabilité pour la zone euro. La Grèce doit remplir ses obligations et ses engagements si elle veut rester dans la zone euro mais un "Grexit" est "hors de question", a-t-il estimé mardi, cité par l'agence Reuters.
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