»
»
»
Consultation

"Gilets jaunes" : 32 ME débloqués par l'Etat pour financer le chômage technique dans les PME

"Gilets jaunes" : 32 ME débloqués par l'Etat pour financer le chômage technique dans les PME

De nombreuses entreprises ont été fragilisées par le mouvement, et plus de 90% des salariés concernés travaillent dans des PME...

'Gilets jaunes' : 32 ME débloqués par l'Etat pour financer le chômage technique dans les PME
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Près de 58.000 salariés ont été mis au "chômage technique" du fait des manifestations des "Gilets jaunes", a déclaré dimanche la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, alors que s'est tenue samedi en France une nouvelle journée de manifestations, encore émaillée de violences.

Le gouvernement a donc débloqué 32 millions d'euros pour financer les indemnisations... Plus de 90% des salariés concernés travaillent dans des PME, principalement dans les secteurs du commerce, de la construction, de l'industrie et de l'artisanat, a ajouté la ministre, qui s'est dite très "inquiète" par l'ampleur du phénomène...

Des entreprises menacées

"C'est quatre millions d'heures de travail potentiellement perdues", a-t-elle ajouté sur BFMTV au lendemain de cette huitième journée de mouvement des "Gilets jaunes". "Aujourd'hui, c'est clair qu'un certain nombre d'entreprises et donc d'emplois sont menacés."

Le chômage technique permet aux salariés qui connaissent une réduction de leur temps de travail de toucher une indemnité d'activité partielle versée par l'employeur. Celui-ci reçoit en contrepartie une allocation cofinancée par l'Etat et l'Unédic.

0,1 point d'impact sur le PIB

Selon le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, le mouvement des "Gilets jaunes", qui a débuté le 17 novembre dernier et s'est poursuivi depuis tous les samedis, a coûté "cher à l'économie française". L'Insee a estimé son impact à 0,1 point son impact sur le produit intérieur brut (PIB) pour le dernier trimestre de 2018.

"Nous avons intérêt à ce que cela cesse le plus vite possible", a-t-il répété dimanche au Grand Rendez-vous d'Europe 1, CNews et 'Les Echos'. Pour Muriel Pénicaud, "l'effet indirect est monstrueux". "On le voit sur l'investissement étranger, sur la confiance à investir, il y a déjà des effets. C'est clair que c'est un effet négatif", a-t-elle ajouté sans le chiffrer...

©2019,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com