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Ghosn : "pour les Japonais, la seule manière de se débarrasser de Renault était de se débarrasser de moi"

Ghosn : "pour les Japonais, la seule manière de se débarrasser de Renault était de se débarrasser de moi"

L'ancien patron de Renault-Nissan a fait sa première apparition publique ce mercredi, depuis sa fuite du Japon. Il s'en est pris à la justice japonaise et a dénoncé des charges "infondées".

Ghosn : 'pour les Japonais, la seule manière de se débarrasser de Renault était de se débarrasser de moi'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le retour de Carlos Ghosn devant les caméras était très attendu... L'ancien PDG de Renault-Nissan a donné mercredi à Beyrouth une conférence de presse au cours de laquelle il a pu détailler les raisons de sa fuite le 29 décembre du Japon.

"Je ne suis pas là pour vous parler de la manière dont je suis parti du Japon, je suis là pour vous parler de la raison pour laquelle je suis parti", a affirmé Carlos Ghosn aux 150 journalistes du monde entier, ajoutant qu'il n'aurait "jamais dû être arrêté, dès le début" et qu'il avait "besoin de laver son honneur"...

Pour rappel, Carlos Ghosn est entré au Liban à l'aide d'un passeport français fin décembre, alors que le régime de liberté sous caution qui lui était imposé interdisait de quitter le sol japonais dans l'attente de son procès, en mars prochain, pour malversations financières.

"Les charges contre moi sont infondées"

Dès le début de la conférence, Carlos Ghosn a tenu à assurer que les accusations portées contre lui étaient " fausses". "Je ne suis pas au-dessus des lois et je suis heureux de faire éclater la vérité. [...] Je n'ai pas fui la justice mais l'"injustice et la persécution politique. Je n'avais pas d'autre choix que de me protéger, ça a été une décision difficile", a-t-il affirmé.

L'ancien patron de Renault-Nissan, qui fait l'objet de quatre inculpations au Japon (deux pour abus de confiance aggravé et deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières), a ainsi estimé que les charges contre lui étaient "infondées".

"Pourquoi les procureurs ont-ils fait fuiter des informations fausses et dissimulé des informations disculpatoires ? Pourquoi souhaitaient-ils m'empêcher de parler pour présenter ma version des faits ? Pourquoi m'ont-ils interdit tout contact avec mon épouse ?", a-t-il poursuivi.

"La seule manière de se débarrasser de Renault était de se débarrasser de moi"

Selon Carlos Ghosn, l'affaire aurait pris "sa source au moment du déclin des performances de Nissan". Il explique : "Les performances de Nissan ont commencé à décliner après que je me sois concentré sur le sauvetage de Mitsubishi en 2016, après 17 ans à la tête d'une entreprise que j'ai repris au fond du trou", avant d'ajouter qu'"il y avait donc de la nervosité dans l'équipe du nouveau PDG japonais de Nissan".

"Certains de mes amis japonais ont pensé que la seule manière de se débarrasser de Renault était de se débarrasser de moi", a-t-il également expliqué...

Revenant sur l'affaire de sa soirée privée organisée au château de Versailles pour célébrer l'anniversaire de l'Alliance de Renault-Nissan, qui fait l'objet d'une enquête en France, Carlos Ghosn a dit penser "qu'il s'agissait d'un geste commercial". "Ce n'est plus le château de Louis XIV, c'est le symbole du génie français, de l'ouverture de la France au monde. [...] Tous les étrangers veulent aller à Versailles !... Voila pourquoi j'ai voulu aller là-bas, ce n'est pas parce que j'ai voulu devenir Louis XIV ou épouser Marie Antoinette", a-t-il assuré...

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