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François Hollande tente de défendre sa politique économique après la dégradation de la note de la France

François Hollande tente de défendre sa politique économique après la dégradation de la note de la France

L'agence de notation a abaissé la note souveraine de la France de "AA+" à "AA", en l'assortissant d'une perspective "stable"...

François Hollande tente de défendre sa politique économique après la dégradation de la note de la France
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — François Hollande a réagi ce vendredi à la décision de l'agence Standard&Poor's d'abaisser la note souveraine de la France de "AA+" à "AA", en l'assortissant d'une perspective "stable". Sans mentionner explicitement cet événement, il a déclaré que la politique économique de la France, "qui repose sur des réformes qui ont déjà été engagées, qui se poursuivront, est la seule qui permette d'assurer la crédibilité et on peut la mesurer à travers les faibles niveaux des taux d'intérêt sur les marchés et d'assurer la cohésion nationale et sociale", lors d'une allocution à la Banque mondiale à Paris.

Le président de la République devait déjeuner dans la foulée avec les dirigeants de grandes institutions économique internationales pour évoquer la situation économique de la France. François Hollande a indiqué qu'il leur rappellerait ses trois priorités qui sont la lutte contre les déficits budgétaires, le renforcement de la compétitivité et la mobilisation générale pour l'emploi.

Jugements critiques 

Premier à réagir à la sanction de S&P, Pierre Moscovici avait déploré plus tôt dans la journée les jugements "critiques et inexacts" de l'agence de notation, le ministre de l'Economie "regrettant" cette décision... Il a souligné qu'au contraire "les réformes d'envergure pour redresser l'économie du pays, ses finances publiques et sa compétitivité" ont été mises en oeuvre au cours des derniers 18 mois par le gouvernement "dans un contexte conjoncturel aussi difficile".

Sur France Bleu Provence, Jean-Marc Ayrault, a jugé que "la note de la France reste parmi les meilleures au monde, c'est ce qui compte. L'agence parle de perspective, certains pays ont des perspectives négatives, ce n'est pas le cas de la France. (...) Cette agence ne prend pas en compte toutes les réformes qui sont engagées. Ces réformes vont produire leurs effets et cela demande un certain temps... La signature de la France est bonne, nous n'avons jamais emprunté à des taux si bas, (...) quasiment au taux de l'Allemagne", a-t-il conclu.

"Politique économique anti-compétitive" 

Jean-François Copé, le président de l'UMP, a évoqué un nouveau signal d'alerte : "La dégradation de la note de notre pays est une mauvaise nouvelle qui vient en effet sanctionner 18 mois de politique économique anti-compétitive et de politique budgétaire récessive (...). "Il est à redouter que cette dégradation fragilise à terme la crédibilité financière de la France, renchérisse le coût de notre dette et accentue le fossé entre la France et ses concurrents. Il est à craindre qu'elle entraîne une défiance de la communauté internationale et des investisseurs envers la solidité de notre pays".

Toujours à l'UMP, l'ancienne ministre Valérie Pécresse, est allée dans le même sens : "Cette dégradation est un véritable avertissement pour le gouvernement. Elle impose un changement de cap. (...) Il ne faut pas changer le gouvernement mais la politique menée. Notre seule marge de manoeuvre est dans les réformes."

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