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François Hollande ne veut "pas préjuger d'un choix" concernant Alstom

François Hollande ne veut "pas préjuger d'un choix" concernant Alstom

Le Président français attend une offre de Siemens pour se prononcer...

François Hollande ne veut 'pas préjuger d'un choix' concernant Alstom
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le feuilleton de la cession de la branche Energie d'Alstom se poursuit... Cette fois, François Hollande relance la spéculation quant à une offre du groupe allemand Siemens, relayant les prises de position de son Ministre Arnaud Montebourg dans la semaine. Le Chef de l'Etat français, qui séjourne actuellement outre-Rhin, a indiqué vouloir attendre une éventuelle offre ferme de Siemens sur Alstom avant de se prononcer sur la meilleure option d'avenir pour le groupe français. François Hollande s'est cependant bien gardé de préjuger de son choix sur le dossier...

"Une affaire d'entreprises, d'industriels"

Alors que cette semaine Arnaud Montebourg n'a pas caché sa préférence pour une option Siemens plutôt qu'un rachat d'Alstom par l'Américain General Electric, François Hollande a rappelé aujourd'hui la relative impuissance du gouvernement dans une société où l'Etat est faiblement représenté au tour de table. "C'est d'abord une affaire d'entreprises, d'industriels", a déclaré François Hollande, prenant de la hauteur sur ce dossier lors de la conférence de presse tenue aux côtés d'Angela Merkel. Le groupe américain a en effet présenté un projet d'acquisition de la branche Energie d'Alstom pour 12,35 milliards d'euros, une proposition que François Hollande avait estimée cette semaine "pas suffisante" et donc "pas acceptable" tout en rappelant que l'Etat français disposait de moyens de pression autres qu'une montée au capital "pour faire en sorte qu'à la fin du processus, ce soit bon pour Alstom, bon pour l'industrie française et bon pour la diversification énergétique du pays".

"Nous ne voulons pas préjuger d'un choix"

S'il n'a pas rejeté en bloc la proposition de General Electric, le gouvernement français s'était clairement prononcé cette semaine en faveur d'un "partenariat équilibré", et contre une acquisition pure et simple des actifs français. En Allemagne, François Hollande a confirmé sa ligne de défense des intérêts de l'Etat français et des emplois nationaux. "Le gouvernement français est particulièrement attentif aux enjeux d'emplois, de localisation d'activités, de centre de décisions", a rappelé François Hollande. "Nous attendons l'offre de Siemens dans son détail pour nous prononcer" et de conclure : "Siemens y travaille et nous ne voulons pas préjuger d'un choix, nous voulons faire en sorte que ce soit le mieux pour les salariés d'Alstom et le mieux pour les salariés de Siemens si cette offre était proposée".

"On verra..."

Pour sa part, Angela Merkel s'est quasiment refusée à tout commentaire de fond sur le dossier : "En ce qui concerne Alstom et Siemens, ce sont des décisions qui relèvent des entreprises, le gouvernement ne s'y immisce pas", a déclaré la Chancelière allemande optant pour un discours de principe de libre positionnement et de libre arbitrage du capitalisme allemand : "Si les décisions des entreprises montrent qu'il est avantageux d'aller en ce sens, l'Allemagne accompagnerait un tel projet, mais la question est de savoir si Siemens entend formuler une offre. On verra ce qu'elle est, et ensuite on se prononcera".

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