Flambée des prix : le gouvernement privilégie l'option d'un "chèque carburants"

Flambée des prix : le gouvernement privilégie l'option d'un "chèque carburants"

La piste est sur la table du gouvernement, qui peine encore à concrétiser sa mise en place.

Flambée des prix : le gouvernement privilégie l'option d'un 'chèque carburants'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le gouvernement privilégie la piste d'un "chèque carburants" pour aider les ménages les plus modestes, alors que les prix à la pompe sont au plus au depuis trois ans. Problème : sa mise en oeuvre s'annonce complexe, a déclaré lundi la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili.

"La piste, c'est plutôt ça. Après, sous quelle forme, je ne sais pas encore parce qu'on essaie de trouver le moyen qui nous permet de toucher les bonnes personnes", a expliqué Barbara Pompili sur le plateau de France 2. "On n'a pas aujourd'hui, comme pour le chèque énergie, une base de données de toutes les personnes qui devront en avoir besoin, des gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler par exemple."

Pas envie de toucher aux taxes

Barbara Pompili, qui espère annoncer les contours de cette mesure "dès que possible", a ajouté que l'exécutif "préfère éviter" de baisser la TVA ou la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) "parce que ce sont des baisses générales qui vont toucher tout le monde indifféremment" et que "ce serait un mauvais signal que de faire croire qu'on pourrait faire baisser longtemps" des taxes sur les énergies fossiles.

Les "chèques carburants" existent déjà dans les Hauts-de-France depuis 2016, rappelle 'Le Parisien'. Ces coups de pouce de 20 euros par mois, versés tous les trimestres, sont réservés aux salariés gagnant moins de deux fois le smic et travaillant à plus de 20 kilomètres de leur domicile dans une zone peu desservie par les transports en commun.

De son côté, le chèque énergie bénéficie à près de 5,5 millions de ménages français et le montant alloué va d'une cinquantaine d'euros à 200 euros environ.

Baisse de la fiscalité pour le gaz ?

Concernant la flambée du gaz, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a recommandé lundi qu'une baisse temporaire de la fiscalité puisse être mise en place dès le 1er janvier 2022 en France. La CRE estime que la hausse des prix constatée depuis l'été sur les marchés de gros induit une hausse potentielle de 19,5% (ttc) des tarifs réglementés du gaz au 1er novembre et une autre d'ampleur similaire en décembre.

L'autorité souhaite par ailleurs que les pouvoirs publics prévoient un dispositif d'aide complémentaire aux fournisseurs qui se trouveraient en grave difficulté financière du fait du gel tarifaire...

©2021-2022

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !