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Fiscalité : les "Pigeons" sortent du bois

Fiscalité : les "Pigeons" sortent du bois

La grogne des entrepreneurs monte sur internet, contre la proposition de taxer les revenus du capital autant que ceux du travail...

Fiscalité : les 'Pigeons' sortent du bois
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Déjà plus de 10.000 "amis" ont sympathisé sur le groupe des "Pigeons" de Facebook, et plus de 5.600 personnes se sont inscrites sur le compte Twitter @DefensePigeons... Ces entrepreneurs protestent notamment contre la proposition du gouvernement, inscrite dans le projet de loi de finances pour 2013, de taxer les revenus du capital autant que ceux du travail... "Cette mesure produira des effets favorables pour les ménages aux revenus modestes et moyens. La taxation à taux proportionnel n'est en effet profitable qu'aux contribuables imposés dans les tranches supérieures du barème", peut-on lire dans le texte présenté par Bercy.

Cri d'alarme
Mais cette mesure n'est pas du goût des investisseurs, et notamment des créateurs de start-up, pour qui cette loi plomberait les PME de croissance. Ils se mobilisent donc, dans les médias, et sur les réseaux sociaux, "pour que l'entrepreneuriat en France puisse continuer à exister". Certains grands noms ne cachent pas leur inquiétude, à l'image de Xavier Niel, le patron d'Iliad, qui s'est abonné au compte Twitter, @DefensePigeons, dans la foulée du cri d'alarme passé sur latribune.fr par Jean-David Chamboredon, patron du fonds des entrepreneurs internet ISAI et administrateur de FranceDigitale.

"Démotivation quasi-sadique"
"Nous sommes ici dans le dogme anti-capitaliste, l'anti-économique, le 'brisage de rêve', la démotivation quasi-sadique, le 'je-ne-sais-quoi-qui-donne-la nausée'", écrivait ce dernier dans sa tribune vendredi, amorçant au passage le mouvement des "Pigeons". "Taxer ce capital comme le travail c'est nier à la fois le risque pris (on peut tout perdre si l'entreprise connait des difficultés) et l'illiquidité associée (les business angels ou investisseurs en capital restent souvent 7-10 ans au capital des entreprises)", selon Jean-David Chamboredon. Un message très mobilisateur, puisque les "Pigeons" ont même décidé de descendre dans la rue dimanche prochain et de se rassembler devant l'Assemblée nationale à 15 heures...

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