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Fillon veut un "choc de compétitivité" !

Fillon veut un "choc de compétitivité" !

Invité du Grand Rendez-vous Europe1, François Fillon s'est, a près quelques politesses politiciennes, concentré sur l'actualité économique française...

Fillon veut un 'choc de compétitivité' !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — François Fillon était, ce matin, l'invité du Grand Rendez-vous Europe1- iTélévision- Le Parisien- Aujourd'hui en France. Après quelques politesses politiciennes, l'ancien chef du gouvernement s'est concentré sur l'actualité économique et sur les mesures à prendre pour sortir la France de son marasme économique...

Ayrault, un "sectaire qui s'en prend à la moitié des Français !"
A cette occasion, l'ancien Premier ministre a, d'entrée, répondu aux propos de Jean-Marc Ayrault qui, depuis le Congrès du PS, a fustigé "la vieille droite bourgeoise dont le pays ne veut plus !". L'ancien Premier ministre considère son successeur comme "un homme de gauche, très sectaire qui s'en prend à la moitié des Français". Et le tandem Hollande-Ayrault ? Il a "fini par croire que Sarkozy était l'obstacle au progrès et au développement !". Si les observateurs estiment leur "politique très idéologique" en réalité, "ils n'ont ont pas du tout d'idéologie ! Ils sont très sectaires et les trois premiers mois de François Hollande ont été gâchés par ce sectarisme !". Le ton est donné...

"Nous avons empêché les plans sociaux et les fermetures d'usines
Revenant sur la maladresse du débat Fillon/Coppé laissant entendre que Nicolas Sarkozy avait demandé de différer le plan social de Peugeot, l'ancien Premier ministre a défendu son mandat. "Le combat de Nicolas Sarkozy pendant tout son quinquennat a été d'éviter les plans sociaux et les fermetures d'usines dans l'industrie automobile. Pendant 5 ans, à ma connaissance, il n'y a pas eu de plan social. Il n'y a pas eu de fermeture d'usine, ni chez PSA, ni chez Renault. C'est le résultat de la politique très volontariste qu'il a menée (...) Avec Nicolas Sarkozy, pendant 5 ans, nous nous sommes battus pour empêcher les plans sociaux, pour empêcher les fermetures d'usines".

"L'économie française est en train de basculer !"
Bien campé dans son rôle d'opposant à la majorité présidentielle et de candidat à la présidence de l'UMP, François Fillon n'a pas hésité noircir le trait, pointant du doigt une France en récession dans un contexte mondial aux influences économiques chamboulées. "Au-dessus de ce tohu-bohu" de cette politique politicienne franco-française, l'ancien ministre considère : "Nous sommes dans une crise majeure. L'économie française est en train de basculer ! Il y a eu une sorte de changement de monde pendant ces 5 dernières années. (...) Nous nous sommes battus pour éviter que l'économie tombe en récession. Maintenant, nous sommes exactement dans cette même phase. La différence : pendant quatre an et demi, des pompiers essayaient d'éteindre l'incendie. Depuis le mois de juillet, il n'y a plus de pompier !".

"Nous allons tout droit vers la récession""
La maison France brûle... aussi François Fillon n'hésite pas à jouer les pyromanes, évoquant un possible "décrochage de l'économie française par rapport à la compétition internationale". Il ajoute : "Nous avons réussi une chose : éviter que l'économie française bascule dans la récession. Si l'économie française avait basculé dans la récession -c'est-à-dire si elle était tombée du côté de l'Espagne, de l'Italie, de la Grèce ou du Portugal- la monnaie européenne aurait sauté, car la France est la deuxième économie de la Zone Euro. Nous avons réussi à empêcher que l'économie française entre durablement en récession. Je pense, qu'aujourd'hui, nous allons tout droit vers la récession, car notre économie est, grosso modo, à zéro. ".

"On est à contresens de l'histoire !"
François Fillon punche... Pour éviter le décrochage économique promis et "réussir l'objectif de la compétitivité, "il faut baisser la dépense publique" et... "bien sûr, augmenter un peu les impôts". Mais, "l'austérité ce n'est pas forcément mettre 20 MdsE d'impôts supplémentaires !". La baisse des salaires étant un aléa implicite d'une économie en récession, le pompier Fillon a, bien sûr, une solution... "Si nous voulons éviter la baisse des salaires, il faut augmenter un peu le temps de travail. Il faut revenir sur les 35 heures", mais aussi "baisser les charges" des entreprises. "Quand on assomme les entreprises avec 11 MdsE d'impôts supplémentaires, quand on va jusqu'à faire payer des impôts sur les intérêts des emprunts pour la modernisation d'entreprise, on est à contresens de l'histoire !". Il faut à la France "un choc de compétitivité qui "ne peut être apporté que par la combinaison de la hausse du temps de travail et de la baisse des charges".

La TVA est "morale" ; la CSG "est une erreur" !
François Fillon enchaîne les tacles... Pour redresser l'économie, il faut baisser les charges et "amener le coût de travail, au minimum, au niveau de celui de l'Allemagne". Cependant, le gouvernement Ayrault se trompe de voie pour renflouer les caisses de l'Etat : "Il faut compenser avec la TVA et surtout pas avec la CSG ! C'est une erreur la CSG !. Cette dernière frappe tous les Français, et surtout les classes moyennes alors que "la TVA frappe les produits d'importation". Or, "nous sommes dans un pays qui importe (...) Ce n'est pas anormal, et c'est même moral, de faire payer un peu de TVA supplémentaire sur des produits d'importation"

Vers "une union économique et budgétaire franco-allemande"
Mais alors Monsieur Fillon, on fait comment pour cultiver notre jardin ? Un politique sectaire de repli sur soi ? Que nenni ! Il nous faut tendre vers la convergence franco-allemande, c'est-à-dire "construire une sorte de place forte européenne avec les pays de la Zone Euro, dont les deux piliers seraient la France et l'Allemagne. François Fillon préconise donc "une vraie convergence franco-allemande, avec une union économique et budgétaire franco-allemande". Il s'agit là de reprendre les qualités et idées économiques de chacun des pays. Il faudrait une convergence fiscale franco-allemande. La France doit travailler pour "au moins atteindre les mêmes ratios en matière coûts du travail et de fiscalité que l'Allemagne. Selon François Fillon, "il faudrait un programme d'investissement d'avenir -comme celui créé avec Nicolas Sarkozy au plan français- qui soit un programme franco-allemand. Il serait la première étape pour entraîner une construction d'une place forte européenne qui serait la Zone Euro".

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