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Fermeture d'usines Renault en France : "Impensable !", selon la CGT

Fermeture d'usines Renault en France : "Impensable !", selon la CGT

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé qu'il était "impensable" que la direction de Renault veuille fermer quatre sites en France. Pour Muriel Pénicaud, il s'agit de "rumeurs"...

Fermeture d'usines Renault en France : 'Impensable !', selon la CGT
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les réactions ne se sont pas fait attendre !... Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a réagi aux informations révélées par 'Les Echos' et 'Le Canard Enchaîné' dans leurs éditions de mercredi, selon lesquelles Renault pourrait fermer des sites en France. "Quand on veut réindustrialiser le pays, c'est impensable !", a-t-il affirmé sur 'RTL'.

Selon l'hebdomadaire, Renault envisage de fermer quatre sites dans l'Hexagone : "Choisy-le-Roi, Dieppe et les Fonderies de Bretagne, pour commencer, et le gros morceau - Flins (qui assemble la citadine électrique Zoe et la Nissan Micra, ndlr) viendra plus tard".

Le dirigeant syndical a d'ailleurs invité la direction à plutôt changer "la stratégie" du constructeur automobile. "Est-ce que les 5 milliards que le gouvernement s'apprête à prêter à Renault vont servir à restructurer l'entreprise ? C'est un gros problème...", a-t-il ajouté.

La gouvernance de Ghosn pointée du doigt

Selon Philippe Martinez, Renault "a besoin de reproduire des Renault en France et retravailler sur l'emploi en France. "La situation de Renault n'est pas due à la crise sanitaire, elle est due à des années de gouvernance de Carlos Ghosn", l'ancien PDG, a-t-il dénoncé, ajoutant que ce dernier "a été érigé comme un dieu pendant des années et on voit les conséquences de sa stratégie. C'est cette stratégie qu'il faut changer !".

Par ailleurs, le secrétaire général de la CGT a rappelé qu'"en dix ans, le constructeur a supprimé près de 25.000 emplois en France". "Les ventes de Renault sont revenues au niveau de 1960. Elles se sont effondrées ces dernières années", a-t-il précisé...

Des "rumeurs" selon Muriel Pénicaud

Alors la direction de Renault et le ministère de l'Economie n'ont pas souhaité faire de commentaire, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a affirmé de son côté sur 'CNews' qu'il ne fallait pas "se précipiter sur les rumeurs". "Il est vrai que le secteur de l'automobile est très frappé par la crise et avait déjà des difficultés avant puisqu'il a engagé un virage vers l"électrique et le véhicule autonome. C'est un secteur qui est en plein bouleversement", a-t-elle expliqué.

La ministre s'est toutefois refusée à tout commentaire tant que le comité social et économique ou le conseil d'administration ne se sera pas réuni, alors que le gouvernement doit présenter d'ici à une quinzaine de jours un plan de soutien à l'industrie automobile, qui favorisera notamment "l'achat de véhicules propres".

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