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Economie : "le droit du travail reste encore trop rigide en France !" (Lakshmi Mittal)

Economie : "le droit du travail reste encore trop rigide en France !" (Lakshmi Mittal)

"Nous comptons rester ici et investir"

Economie : 'le droit du travail reste encore trop rigide en France !' (Lakshmi Mittal)
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dans un entretien de presse, Lakshmi Mittal -PDG d'ArcelorMittal- a confirmé les déclarations faites mercredi à l'Assemblée nationale quant à son intention d'investir en France. En outre, le magna de l'acier a indiqué regretter la fermeture des hauts-fourneaux de Florange ! Tout en réaffirmant son intérêt pour les marchés européens de l'acier, et notamment Français, le patron d'ArcelorMittal dénonce la rigidité du droit du travail français et les surcoûts salariaux. Il déplore également le défaut de protectionnisme de l'Union européenne face... à la concurrence des pays émergents.

"Je comprends la peine des gens"
Dans cet entretien accordé à Bruna Basini du Journal du Dimanche, Lakshmi Mittal dit regretter la fermeture des hauts-fourneaux de l'usine mosellane de Florange, entérinée début avril. Je regrette que nous devions fermer ces hauts-fourneaux et je comprends la peine des gens qui y travaillaient, dit le patron d'ArcelorMittal qui justifie : A Florange, en mettant sous cocon les hauts-fourneaux, nous avons pu accroître la production et la compétitivité de Dunkerque et de Fos-sur-Mer sans impacter notre part de marché.

"Nous comptons rester ici et investir"
Cette fermeture de site entraîne la suppression de 629 emplois directs dans l'Hexagone, mais Lakshmi Mittal confirme sa volonté d'investissement dans le pays : La France est un marché clé pour ArcelorMittal. Nous comptons rester ici et investir. Il ajoute : La fermeture des hauts-fourneaux de Florange ne doit pas faire oublier notre objectif de fond. Nous voulons créer une production durable et pour cela il faut augmenter la compétitivité de notre dispositif industriel en France.

Des coûts trop onéreux...
Evoquant les pistes d'amélioration de la compétitivité, Lakshmi Mittal estime qu'il faudrait que les coûts de l'énergie soient moins chers, comme aux Etats-Unis ou en Allemagne. En outre, le coût du travail serait trop élevé dans le pays. En France, le coût du travail est, par exemple, 20% plus élevé qu'en Espagne, et votre droit du travail reste encore trop rigide estime Lakshmi Mittal, qui dans la foulée, revendique davantage de protectionnisme européen face à la concurrence des pays émergents. Il est regrettable que l'Europe n'agisse pas en rempart contre les importations d'acier à bas prix des pays émergents, dénonce Lakshmi Mittal.

"Nos installations vont rester en surcapacité"
Concernant la dynamique du marché de l'acier des pays européens, Lakshmi Mittal indique qu'après une chute de 9% en 2012, son groupe table, à partir de 2014, sur une hausse de 3% par an, mais à ce rythme, nous n'aurons toujours pas rattrapé en 2020 les niveaux de 2007. Le dirigeant conclut : Nos installations vont rester en surcapacité alors que l'industrie européenne de l'acier n'est pas assez compétitive pour exporter.

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