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Déficits : une majorité des Français se dit prête à tailler dans les services publics...

Déficits : une majorité des Français se dit prête à tailler dans les services publics...

Plus de 60% des Français disent préférer une diminution des impôts, quitte à réduire les services publics

Déficits : une majorité des Français se dit prête à tailler dans les services publics...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Près de trois Français sur 4 (71%) se disent satisfaits des services publics, mais ils sont désormais une majorité à accepter qu'ils soient réduits... Selon un sondage BVA-Institut Paul Delouvrier réalisé pour 'Les Echos' et 'RTL', deux Français sur trois affirment être prêts à une diminution des services publics pour pouvoir payer moins d'impôts.

Pour Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion, “on assiste à une prise de conscience qu'il a été beaucoup demandé aux classes moyennes et aux salariés du privé et qu'il est nécessaire de baisser le déficit et la dette”.
Baisser les impôts et réduire les services publics
Au total, 63 % des personnes interrogées ont donc déclaré préférer une diminution des impôts, quitte à réduire les services publics, contre 31% qui souhaitent l'inverse... Une position qui a nettement évolué, car jusqu'à présent les Français étaient partagés à 50/50 sur le dilemme services publics/fiscalité. Ils se prononcent néanmoins pour des économies ciblées : moins de 10% des Français jugent ainsi prioritaires les dépenses de la culture, la décentralisation, la défense nationale, mais aussi l'environnement et même les transports publics.

Missions prioritaires

A l'inverse, les missions jugées prioritaires pour l'Etat sont la lutte contre le chômage (pour 64% des sondés), l'enseignement (53%), la santé publique (39%), la police et la gendarmerie (26%) et la collecte des impôts (25%). En revanche, seuls 13% des personnes interrogées citent EDF ou ERDF, contre 30% en 2005 et 19% la SNCF (contre 31%). Le rôle de l'Etat dans La Poste perd aussi des partisans : ils ont 41% à juger qu'il s'agit d'une mission de service publique indispensable, contre 54% en 2005.
 
Si les Français se disent prêts à ce que l'Etat allège sa présence dans certains services, il souhaitent aussi que les services essentiels s'améliorent, notamment l'Education nationale, la lutte contre le chômage et la fiscalité, dont le fonctionnement actuel n'est jugé positivement que par respectivement 31%, 24% et 16% des sondés...

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