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De nouvelles perquisitions dans l'affaire Bernard Tapie/Crédit Lyonnais

De nouvelles perquisitions dans l'affaire Bernard Tapie/Crédit Lyonnais

Elles concernent notamment le cabinet de l'avocat de Bernard Tapie

De nouvelles perquisitions dans l'affaire Bernard Tapie/Crédit Lyonnais
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — De nouvelles perquisitions ont été menées vendredi dernier, dans le cadre de l'enquête sur les conditions dans lesquelles a été réglé le conflit entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais... Elles visaient cette fois les cabinets de l'avocat de l'homme d'affaires et d'un des défenseurs du Consortium de réalisation (CDR), structure publique qui gérait le passif du Crédit Lyonnais, d'après une source proche de l'enquête citée par Reuters, confirmant une information du site Mediapart.  La veille, les domiciles du PDG de France Télécom, Stéphane Richard et de Bernard Tapie ont également été passés au peigne fin...

Deux enquêtes en cours

En septembre dernier, le Parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour "usage abusif des pouvoirs sociaux et recel de ce délit" au préjudice du Consortium de réalisation (CDR), structure créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit lyonnais après sa quasi-faillite. Pour rappel, en juillet 2008, alors que l'actuel directrice du FMI, Christine Lagarde, occupait le poste de ministre de l'Economie, et que Stéphane Richard, était son directeur de cabinet, un tribunal arbitral a accordé 403 millions d'euros à Bernard Tapie pour mettre un terme à un litige portant sur la cession du groupe d'équipements de sport Adidas par Crédit Lyonnais en 1993 (lorsque la Banque était encore publique).

L'Etat avait abandonné la voie judiciaire, malgré une victoire en cassation. En outre, les intérêts de Bernard Tapie auraient été favorisés. Christine Lagarde est ainsi visée par une enquête de la CJR, pour "complicité de détournement de biens publics" et "complicité de faux". Cette dernière s'est encore défendue la semaine dernière à ce sujet : "C'était la meilleure solution à l'époque, je pense que c'était le bon choix", a-t-elle assuré.

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