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Croissance mondiale : c'est grave docteur ?

Croissance mondiale : c'est grave docteur ?

Quel sera l'impact exact de l'épidémie de coronavirus sur l'activité... ?

Croissance mondiale : c'est grave docteur ?

(Boursier.com) — Face à la propagation du coronavirus, les économistes tentent de mesurer l'impact de l'épidémie sur l'économie chinoise et, au-delà, sur l'ensemble de l'activité mondiale. Les plus pessimistes évoquent désormais une "croissance proche de 0" au premier trimestre en Chine...

Le cabinet Oxford Economics avait abaissé parmi les premiers sa prévision de 6% à 5,4% pour tenir compte de l'impact du coronavirus. En 2019, rappelons que la croissance chinoise était déjà tombée à son plus bas niveau depuis près de 30 ans à 6,1%, plombée par les tensions commerciales avec Washington et des problèmes structurels nationaux.

De son côté, la banque ING estime que les conséquences du coronavirus seront plus importantes que celles de l'épidémie de Sras en 2003, étant donné l'importance de la propagation de la maladie. Le Sras, qui avait affecté 8.100 personnes et fait 774 morts, avait à l'époque amputé le PIB chinois de 1,2 point de pourcentage et la croissance mondiale de 20 points de base (0,2 point de pourcentage).

L'agence S&P prévoit de son côté que la croissance chinoise tombe à 5% cette année en anticipant une forte baisse des revenus touristiques, une chute des exportations de biens d'équipement et de consommation, une baisse des prix des matières premières et des perturbations de la chaîne d'approvisionnement industrielle...

En France, l'économie devrait toutefois rebondir durant le trimestre en cours après sa contraction inattendue fin 2019 sur fond de grève dans les transports, a annoncé pour sa part la Banque de France qui refuse de tomber dans la sinistrose et s'attend à une croissance du produit intérieur brut de 0,3% au premier trimestre 2020 par rapport aux trois mois précédents, marqués par une baisse du PIB de 0,1% fin 2019.

Mauvaise surprise

Cette contraction du dernier trimestre 2019 avait surpris la plupart des économistes et la Banque de France elle-même, qui prédisait jusque-là une croissance de 0,2%. Pour François Villeroy de Galhau, cette "mauvaise surprise" était liée aux grèves dans les transports à partir du mois de décembre... Selon le gouverneur de la Banque de France, "les entreprises peut-être à cause des difficultés d'approvisionnement ont déstocké... Notre analyse, c'est que c'est un hoquet temporaire pour l'économie française qui devrait retrouver sa vitesse de croisière à environ 0,3% par trimestre sur l'année 2020".

La production industrielle s'est en attendant légèrement contractée en janvier, notamment dans l'aéronautique, l'automobile et les équipements électriques, autant de secteurs qui dépendent de chaînes d'approvisionnement complexes qui passent souvent par la Chine, mais les carnets de commandes sont stables et les chefs d'entreprise anticipent un retour à la croissance ce mois-ci...

Le "Mobile World Congress" en question

En attendant, l'épidémie chinoise continue de perturber le business mondial en ce mois de février, comme le prouvent les désistements de NTT Docomo, numéro un de la téléphonie mobile au Japon, et de Sony qui ont annoncé ce lundi qu'ils ne participeraient pas au congrès international sur les télécoms fin février à Barcelone en raison de l'épidémie de coronavirus. Des annonces qui interviennent après celles d'Amazon, du sud-coréen LG Electronics, du suédois Ericsson et du fabricant américain de cartes graphiques Nvidia.

Le Mobile World Congress (MWC), principal rassemblement international du secteur des télécoms et des nouvelles technologies, doit se dérouler du 24 au 27 février. L'an dernier, l'événement avait attiré plus de 100.000 visiteurs, dont environ 6% en provenance de Chine, et 2.400 exposants...

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