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Croissance et déficit : Bruxelles pessimiste pour la France

Croissance et déficit : Bruxelles pessimiste pour la France

La Commission européenne a mis à jour ses perspectives pour 2014, 2015 et 2016.

Croissance et déficit : Bruxelles pessimiste pour la France
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les perspectives économiques de la France ne sont guère réjouissantes, selon les dernières prévisions de la Commission européenne mises à jour mardi... Elle table sur une croissance de seulement +0,3% cette année et +0,7% l'an prochain, contre respectivement +0,4% et +1% anticipé par le gouvernement... L'Hexagone ne renouerait avec une activité dynamique qu' en 2016 (+1,5%). La relance de l'investissement n'interviendrait que dans deux ans, tandis que "le commerce international ne permettrait pas de doper l'activité", souligne l'organe exécutif européen.

Dérapage du déficit budgétaire !

Surtout, Bruxelles se montre particulièrement pessimiste en ce qui concerne la réduction du déficit de la France. Alors que le projet envoyé par Paris prévoit de ramener le déficit sous les 3% du PIB en 2017 seulement, contre 2015 initialement prévu - après un dérapage à 4,4% cette année au lieu des 3,8% prévus - la Commission estime au contraire qu'il va se creuser, passant de -4,4% en 2014 à -4,5% en 2015 et -4,6% en 2016. La dette publique devrait pour sa part grimper à 99,8% en 2016, contre 95,5% attendu à la fin de cette année. La faible croissance et les coûts engendrés par le Crédit Impôt compétitivité Emploi (CICE) expliquent en partie ce creusement.

Par ailleurs, "le gouvernement a annoncé 21 milliards d'euros d'économies en 2015, mais certaines mesures - qui représentent deux milliards d'euros - ne sont pas suffisamment détaillées pour être prises en compte dans nos prévisions (...) tout comme celles annoncées fin octobre", ajoute Bruxelles.

Stabilisation du chômage en 2015

Dans un contexte marqué par une faible croissance, les créations d'emplois seront rendues difficiles. Bruxelles vise un taux de chômage à 10,4% fin 2014 contre 10,3% en 2013. L'an prochain, il se stabiliserait avant de légèrement reculer en 2016, à 10,2%. Les emplois aidés, les effets de la réforme du travail de 2013 favorisant la flexibilité, ainsi que les retombées attendues du CICE et du Pacte de responsabilité auront des effets positifs mais insuffisants pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail. La semaine dernière, le ministre du Travail, François Rebsamen a dit espérer une inversion de tendance à la mi-2015...

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