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Crise sanitaire : quel avenir pour les transports publics ?

Crise sanitaire : quel avenir pour les transports publics ?

Le télétravail, mais aussi le report sur le vélo ou sur la voiture pour les trajets plus longs font baisser le nombre d'usagers. Une tendance durable ?

Crise sanitaire : quel avenir pour les transports publics ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les transports publics souffrent de la crise sanitaire et craignent que la fréquentation dans les trains, bus, métros et tramways ne retrouve jamais ses niveaux d'avant mars 2020... Quel que soit le territoire, quel que soit le mode de transport public (urbain comme ferroviaire), les chiffres sont en forte baisse et pourraient rester à bas niveau encore longtemps, selon le dernier observatoire de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

Concernant le transport urbain, en octobre, la fréquentation était de 75% en Ile-de-France et de 80% en province alors que l'offre s'approchait de 100%. Du côté des TER et les Transilien, mi-novembre, soit plus de 15 jours après le début du deuxième confinement, la fréquentation en Ile-de-France était de 35% pour une offre à 95% et en province, à 34% pour une offre de 75% par rapport à une situation normale...

Le télétravail pèse beaucoup...

Le transport public a perdu une partie de sa clientèle du fait du développement rapide du télétravail, et du report modal sur le vélo en grand centre urbain ou sur la voiture pour les trajets plus longs.

Autres raisons et non des moindres, la crainte de prendre les transports publics malgré les mesures sanitaires en place et le développement du e-commerce, de la télémédecine, ou encore de l'e-administration. La baisse des déplacements professionnels et l'absence de touristes sont les autres facteurs pris en compte.

Problème : la baisse de la fréquentation rime avec une chute des recettes commerciales, avec un repli des ventes de titres de transport. Pour 2020, dans le transport public urbain de province, cette baisse est estimée à 50% en moyenne, soit entre 400 et 500 millions d'euros et 1,6 milliard d'euros en Île-de-France.

Le second confinement va peser également

"En effet, faire circuler un bus, un tramway, un métro ou un train à 5% de ses capacités en voyageurs coûte aussi cher que s'il circule à pleine charge. Et la profession s'attend à subir les effets du deuxième confinement sur les recettes commerciales", écrivent les auteurs de cette étude.

"Les marges du secteur (1 à 2%) sont d'un ordre de grandeur sans comparaison avec le choc financier actuel... Sans soutien financier, il existe un risque réduction de l'offre de transport, qui pourrait entrainer des conséquences non négligeables sur le développement économique des territoires, avec de lourds impacts sociaux, notamment sur l'emploi (moins d'emplois, et moins d'accès à l'emploi)", alerte l'UTP.

©2020,

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