Crise énergétique : "pas de risque de black-out", assure Emmanuelle Wargon

Crise énergétique : "pas de risque de black-out", assure Emmanuelle Wargon

"On ne peut pas exclure la nécessité d'avoir ce qu'on appelle des délestages, c'est-à-dire des coupures ciblées" en janvier et février, explique la Présidente de la Commission de régulation de l'énergie.

Crise énergétique : 'pas de risque de black-out', assure Emmanuelle Wargon
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La France ne sera pas plongée dans le noir cet hiver... Alors que la crainte de tensions sur le réseau électrique français, évoquée depuis octobre dernier, refait surface avec la baisse des températures et l'arrivée des premiers froids, la présidente de la Commission de régulation de l'énergie, Emmanuelle Wargon, est revenue ce jeudi sur les risques de coupures d'électricité dans les mois qui viennent.

"On est encore dans une période de grande vigilance. Nous savons, avec le bilan fait par le gestionnaire de réseau RTE, que normalement tout devrait bien se passer" pour le mois de décembre, a assuré l'ancienne ministre du Logement, invitée sur 'France 2'.

Elle précise qu'il y a "une vigilance importante en janvier et février, qui est liée au fait que les centrales d'EDF reviennent progressivement sur le réseau". "Si nous sommes tous particulièrement mobilisés - le chauffage au minimum, pas faire tourner les appareils aux heures de pointe - on a une chance que ça se passe bien", a-t-elle estimé.

Des délestages ne sont pas exclus

"On n'a pas de risque de black-out", a-t-elle tenu à rassurer, ajoutant toutefois qu'"on ne peut pas exclure la nécessité d'avoir ce qu'on appelle des délestages, c'est-à-dire des coupures ciblées" pour le début d'année 2023, en janvier et février. La présidente du gendarme de l'énergie, qui avait été nommée en août, a souligné que ces coupures seraient "ciblées".

"Quand on a un signal de grande tension, on va demander à tout le monde de baisser la consommation. Si malgré tout c'est difficile, il peut y avoir des coupures ciblées. Elles sont par zone tournante, par zone de 200.000 habitants, et de deux heures maximum", a détaillé Emmanuelle Wargon. "Chaque préfet identifie, avec les élus locaux et les gestionnaires de réseau RTE et Enedis, les zones où on ne peut pas couper, parce qu'il y a un hôpital ou un centre stratégique...", a-t-elle poursuivi.

"On n'est pas inquiet sur le gaz"

Concernant le gaz, "on n'est pas inquiet" et "il n'y a pas de raison qu'on ait des difficultés" cet hiver, a affirmé la présidente de la Commission de régulation de l'énergie, confirmant que les stockages sont pleins : "on a réussi à remplir nos stockages à 100%, à quelques fractions de pourcentage près". "Nos stockages représentent un quart de notre consommation annuelle", a-t-elle rappelé.

En outre, le gaz naturel liquéfié (GNL) "continue à arriver dans nos terminaux méthaniers... D'ailleurs, on en exporte vers l'Allemagne en ce moment", a indiqué Emmanuelle Wargon. Revenant sur le prix du gaz, un "bouclier tarifaire" permettra de limiter la hausse à 15% à partir du 1er janvier 2023, "et ça pourra être maintenu toute l'année", a-t-elle estimé, avant de préciser : "ça sera une décision du gouvernement qui sera prise à l'été en fonction de l'évolution des prix du gaz".

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