»
»
»
Consultation

Crédit à la consommation : quel est le portrait robot de l'emprunteur-type ?

Crédit à la consommation : quel est le portrait robot de l'emprunteur-type ?

Meilleurtaux.com, qui a reçu en 2017 plus de 300.000 demandes de crédit à la consommation après 250.000 en 2016 et 200.000 en 2015 fait le bilan des profils des emprunteurs

Crédit à la consommation : quel est le portrait robot de l'emprunteur-type ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La bonne santé du marché des crédits à la consommation s'est confirmée en 2017... En France, la croissance des crédits à la consommation aux particuliers continue de progresser (+5,9% en décembre 2017 après +5,5% en septembre).

La hausse est principalement portée par les prêts amortissables (+6,2%) et les crédits-bails (+33,1%) tandis que l'encours de crédits renouvelables continue de diminuer sur un an. L'essor du crédit-bail s'explique principalement par les achats automobiles.

La progression des crédits aux ménages en France (+6,2%) reste inférieure à celle de la zone euro (+7,1%), qui est tirée par l'Espagne (+16,4%) et l'Italie (+8,8%).

Profil type

Meilleurtaux.com, qui a reçu en 2017 plus de 300.000 demandes de crédit à la consommation après 250.000 en 2016 et 200.000 en 2015 fait le bilan des profils des emprunteurs...

"L'emprunt moyen pour un crédit à la consommation augmente très légèrement à 13.684 euros (+600 euros par rapport à 2016), pour un emprunteur toujours âgé de 39 ans, une durée globalement stable (+2 mois) et la demande reste comme tous les ans plus particulièrement concentrée sur le financement automobile", constate Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.com

Cependant, selon le type de crédit à la consommation des différences notables existent entre les montants empruntés, les revenus et la situation familiale des emprunteurs...

La situation familiale de l'emprunteur

On n'emprunte pas pour le même projet selon que l'on est en couple ou célibataire. En effet, le crédit travaux reste majoritairement demandé par des personnes vivant en couple (64% des cas).

A contrario, les crédits de trésorerie purs et les prêts personnels affectés concernent à 68% des célibataires.

Le montant du prêt

Comme chaque année depuis que nous faisons cette étude, nous observons des différences importantes sur le montant emprunté selon le type de prêt avec des emprunts qui peuvent varier du simple à double. Ainsi, si le montant moyen d'une demande de trésorerie ou d'un prêt affecté est égal à 10.000 euros, le montant moyen d'un prêt travaux s'approche des 22.000 euros.

"Cependant, le montant moyen emprunté augmente également tous les ans sur tous les types de projets, la baisse des taux, qui bénéficie aussi aux crédit à la consommation, permet en effet d'emprunter plus à mensualité équivalente", remarque Maël Bernier.

La durée du prêt

La durée du prêt moyen augmente de 2 mois par rapport à l'année précédente. De près de 53 mois en moyenne, il s'établit sur une durée moyenne de 40 mois pour les prêts affectés (stable), 45 mois pour la trésorerie (plus deux mois), 53 mois pour les crédits auto et 72 mois (en baisse de 3 mois) pour les prêts travaux.

L'âge

La moyenne d'âge s'établit à 40 ans mais l'emprunteur du crédit travaux reste toujours le plus vieux (44 ans en moyenne), pour 38 ans pour le plus jeune en crédit auto.

Les revenus

Des revenus qui se situent en moyenne autour de 2.000 euros (1.996 euros), mais également avec de fortes disparités, de 1.734 euros pour les demandes de trésorerie à près de 2.500 euros pour les demandes de travaux.

Focus sur le crédit auto

"Environ 70% des emprunteurs qui nous sollicitent pour un crédit auto sont des hommes et sont âgés de 36 à 38 ans. Nous constatons également que c'est en Ile-de-France que les montants empruntés sont les plus importants avec un crédit auto moyen de 15.283 euros. Un montant qui diffère selon le type de véhicule financé. Dans la région IDF, pour une voiture neuve, l'enveloppe s'élève à 19.798 euros contre 12.171 euros pour une voiture d'occasion. Une donnée à mettre en parallèle avec des revenus plus importants que dans les autres régions".

"Le marché du crédit à la consommation bénéficie cette année encore d'une politique de taux très bas de la part des établissements prêteurs. Les taux moyens sont en baisse et pour les durées très courtes (sur 12 mois), les taux à 1% sont devenus presque monnaie courante. Ceci explique évidemment l'augmentation des demandes et de la production sur ces différents produits", conclut Maël Bernier.

©2018,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com