Covid-19 : Gabriel Attal évoque "un risque non négligeable de reprise épidémique"

Covid-19 : Gabriel Attal évoque "un risque non négligeable de reprise épidémique"

Le gouvernement souhaite se laisser la possibilité de prolonger le pass sanitaire jusqu'au 31 juillet 2022, a également indiqué le porte-parole...

Covid-19 : Gabriel Attal évoque 'un risque non négligeable de reprise épidémique'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alors que le Premier ministre Jean Castex a présenté un texte de loi afin d'augmenter la vigilance sanitaire lors du Conseil des ministres de mercredi, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a fait le point sur la situation en France, prévenant que l'épidémie de Covid-19 n'était pas derrière nous...

"Nous assumons de protéger le pays comme le premier jour, 4.000 cas par jour en moyenne et la situation ne s'améliore plus, 18 départements où le taux d'incidence dépasse le seuil d'alerte de 50 et dans certains territoires, le nombre de cas reprend", a-t-il expliqué lors de son traditionnel point-presse.

"Il y a encore un risque non négligeable d'une reprise épidémique et l'hiver est propice, un échappement immunitaire n'est pas à exclure", a poursuivi le porte-parole, ajoutant que le gouvernement veut assumer son "refus d'un désarmement sanitaire qui serait plus que précipité" alors qu'"un nouveau variant peut apparaître".

Le "pass sanitaire" jusqu'au 31 juillet 2022 ?

"Nous devons rester vigilant jusqu'à l'été prochain", a affirmé Gabriel Attal, avant de dévoiler les grandes lignes du texte de loi présenté par le chef du gouvernement : jusqu'au 31 juillet 2022, soit après l'élection présidentielle, "nous pourrons, si et seulement si c'est nécessaire, encadrer l'activité des établissements recevant du public et exiger un pass sanitaire".

"Si et seulement si la situation s'aggrave", des décrets pour un état d'urgence sanitaire pour 30 jours pourront être pris, "délai au-delà duquel une loi devra être votée", a assuré le porte-parole du gouvernement. "Cet état d'urgence sanitaire permet de prendre des mesures de confinement ou de couvre-feu, dont l'exemple antillais nous a récemment rappelé l'efficacité pour freiner des reprises dévastatrices", a -t-il précisé.

Le texte discuté le 19 octobre à l'Assemblée nationale

Concernant les mesures de freinage, "la plupart ne sont plus en vigueur mais nous devons pouvoir les activer sans perdre de temps", a-t-il poursuivi... Le texte sera discuté à compter du 19 octobre prochain à l'Assemblée nationale.

Le porte-parole du gouvernement a néanmoins souligné qu'"à la seconde où le "pass sanitaire" ne sera plus nécessaire pour contrôler l'épidémie", le gouvernement sera "ravi de le retirer". "Si la situation reste dans une dynamique d'amélioration, nous pourrons l'adapter ou le suspendre", a-t-il insisté...

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