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Coronavirus : les salariés qui ont démissionné pourront aussi toucher l'assurance chômage

Coronavirus : les salariés qui ont démissionné pourront aussi toucher l'assurance chômage

Cette décision concerne les personnes ayant démissionné avant le confinement parce qu'elles avaient une promesse d'embauche.

Coronavirus : les salariés qui ont démissionné pourront aussi toucher l'assurance chômage
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Nouveau coup de pouce pour les salariés !... La ministre du Travail Muriel Pénicaud a annoncé que les salariés ayant démissionné juste avant le confinement parce qu'ils avaient une promesse d'emploi pourront bénéficier de l'assurance chômage.

"C'était un trou dans la raquette qui nous a été remonté du terrain : ceux qui avaient démissionné peu de temps avant le confinement, avant le 17 mars, et qui avaient une promesse d'embauche, en CDI, en CDD, se retrouvaient souvent entre deux chaises et franchement pénalisés", a expliqué la ministre sur 'BFMTV'.

Ainsi, "avec Pôle emploi et l'Unédic, j'ai décidé que nous les prendrions en compte au titre du chômage", a-t-elle continué. Pour rappel, les salariés qui démissionnent ne touchent, en temps normal, aucune aide...

6,9 millions de salariés concernés par le chômage partiel

Par ailleurs, Muriel Pénicaud a actualisé les chiffres du chômage partiel, en constante progression. Quelques 6,9 millions de personnes sont désormais concernées, sur près de 20 millions de salariés du privé, un nouveau record. Au total, 628.000 entreprises ont recouru à ce dispositif, qui permet au salarié d'être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net.

La ministre a également prévenu que le coût, partagé entre l'Etat et l'Unédic "sera très important, de plus de 20 milliards d'euros". Mais il reste "un investissement qui vaut la peine", car il évite des licenciements massifs, a-t-elle assuré, rappelant qu'en 2008, ce dispositif n'avait pas été autant développé par le gouvernement de l'époque et "700.000 personnes ont perdu leur emploi".

Arrêt progressif lorsque l'activité reprendra

Alors que la loi prévoit deux mois maximum de délai pour verser les indemnités aux entreprises, Muriel Pénicaud a assuré que l'Etat remboursera "entre 7 et 10 jours" après la demande de chômage partiel grâce au"dispositif accéléré".

La ministre du Travail a réassuré qu'il s'étendra tout le temps de la crise, et qu'il "va cesser de manière progressive" lorsque l'activité reprendra son cours. "L'activité des entreprises ne repartira pas forcément tout de suite, on veut accompagner la reprise", a-t-elle expliqué...

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