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Coronavirus : les inscriptions à Pôle emploi grimpent avec le confinement

Coronavirus : les inscriptions à Pôle emploi grimpent avec le confinement

L'hémorragie est évitée, grâce à un recours massif au chômage partiel...

Coronavirus : les inscriptions à Pôle emploi grimpent avec le confinement
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Des chiffres très dégradés, mais sans surprise au vu de la violence de la crise sanitaire qui frappe le pays comme le reste du monde... Sur les trois premières semaines du confinement (il a démarré le 17 mars), le nombre cumulé d'inscriptions à Pôle emploi pour la France entière a atteint 314.296, soit une hausse de 15% (+42.149) par rapport à la même période de l'année dernière, indique mercredi le ministère du Travail.

"Après une très forte hausse au cours de la troisième semaine de mars, première semaine du confinement, les inscriptions restent depuis lors à un rythme plus soutenu qu'en 2019", note le ministère. Sur la première semaine du confinement, 117.673 personnes se sont inscrites (+31,4% sur un an), puis 91.764 la semaine suivante (+8,1%) et 104.859 (+7,3%) entre le 29 mars et le 4 avril.

Fin de l'éclaircie

Ces chiffres mettent brutalement fin à l'embellie qui régnait depuis quelques mois sur le marché du travail en France. Mais rien à voir avec l'hémorragie constatée dans certains pays, comme les Etats-Unis, alors que le gouvernement a mis en place des mesures de chômage partiel...

Le recours au dispositif est massif : les demandes concernent 8,7 millions de salariés au 14 avril (soit une hausse de 2,0 millions en une semaine), pour un total de 3,7 milliards d'heures chômées demandées (+0,8 milliard en une semaine). Cela représente en moyenne 425 heures chômées demandées par salarié (soit un peu plus de 12 semaines à 35 heures hebdomadaires). La facture s'annonce salée, puisqu'elle représente 24 Milliards d'euros, comme l'a répété la ministre du Travail Muriel Pénicaud mercredi.

Le commerce et les garages en tête

En termes de secteur d'activité, l'activité partielle est principalement demandée par des établissements du commerce et de la réparation automobile (23,3%), de l'hébergement et de la restauration (13,9%), de la construction (13,8%), et des activités de services spécialisés, scientifiques et techniques (13,5%). "Ces quatre secteurs concentrent 65% des demandes, 60% des effectifs concernés et 61% des heures chômées demandées depuis le 1er mars", détaille le ministère du Travail.

Les deux régions les plus concernées sont l'Ile-de-France (20,2%) et Auvergne-Rhône-Alpes (13%). Elles cumulent à elles seules 33% des demandes, 37% des effectifs concernés et 36% des heures demandées depuis le 1er mars, une proportion proche de leur part dans l'emploi salarié privé (37%).

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