Coronavirus : les hôteliers restent sous tension

Coronavirus : les hôteliers restent sous tension

A Paris, 70% des établissements indépendants pourraient fermer au mois d'août, faute de réservations.

Coronavirus : les hôteliers restent sous tension
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Absence des touristes étrangers et des clients d'affaires... Une large majorité des hôtels parisiens indépendants pourraient fermer à nouveau leurs portes au mois d'août, selon le président du Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration (GNI) Île-de-France, Pascal Mousset. "Aujourd'hui, 40% des hôtels parisiens sont fermés au mois de juillet. Dans les 15 jours, on estime que 70% des hôtels parisiens vont refermer, faute de réservation", a-t-il déclaré sur BFM Business.

"A Paris c'est catastrophique... Tous les centres villes sont très touchés, ce sont les épicentres des problèmes économiques, surtout l'hôtellerie. Paris c'est une ville hôtelière, c'est une ville qui accueille le monde entier et aujourd'hui 40% des hôtels parisiens sont fermés au mois de juillet et dans les 15 jours qui viennent on estime que 70% des hôtels parisiens vont refermer faut de réservation, faute de demande..."

Bonne fréquentation en montagne

Du côté de l'Umih, le syndicat patronal des bars, hôtels et restaurants, le bilan au niveau national est plus contrasté. "Les établissements installés le long des côtes et, dans une moindre mesure à la montagne, fonctionnent très très bien... Certains ont même dépassé leurs chiffres d'affaires par rapport à la même période de 2019. C'est beaucoup plus compliqué pour ceux installés dans les centres-villes, notamment des grandes agglomérations, comme à Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse ou encore Lille", a expliqué Thierry Grégoire au 'Parisien'.

"À Paris, en 2020, nous avions perdu 33 millions de touristes, cette année, ce sera plutôt 29 millions. Les Chinois ne sont toujours pas de retour, ça frétille un peu du côté américain et il reste les Européens", estime de son côté Franck Delvau de l'Umih Paris-Île-de-France.

Coût du "pass sanitaire"

Conséquences, selon Thierry Grégoire : "Si pour les bars et les restaurants, presque la totalité des établissements du pays ont rouvert, pour l'hôtellerie, nous estimons que 25 % sont restés fermés. Et quand ils ont levé le rideau, le taux d'occupation n'est que de 20 % à 30 %. C'est loin du seuil de rentabilité".

Le pass sanitaire ne devrait pas arranger les choses, estiment les professionnels : "Nous ne sommes pas contre la vaccination, mais le "pass sanitaire" va nous coûter 30% de chiffre d'affaires", dans les établissements parisiens, avance Franck Delvau. La mesure entrera en vigueur ce mercredi 21 juillet dans les cinémas et parcs de loisirs, puis début août dans les cafés-restaurants...

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