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Coronavirus : la CGT réclame "rapidement l'augmentation du Smic"

Coronavirus : la CGT réclame "rapidement l'augmentation du Smic"

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a demandé au gouvernement des "actes concrets" pour les travailleurs, avec notamment "l'augmentation du Smic".

Coronavirus : la CGT réclame 'rapidement l'augmentation du Smic'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Au lendemain de l'allocution du président la République, qui a notamment mis en valeur le rôle des travailleurs en première ligne, le secrétaire général de la CGT a appelé le gouvernement à des "actes concrets", notamment sur la question du salaire minimum.

"Il y a des gens mal payés dans ce pays... La CGT demande rapidement l'augmentation du Smic", a affirmé Philippe Martinez au micro de 'franceinfo', sans préciser le montant désormais visé. Pour rappel, le Smic avait été revalorisé de 1,2% au 1er janvier, passant ainsi à 1.539,42 euros bruts mensuels (10,15 euros bruts de l'heure).

Cette demande avait déjà été formulée le 7 avril dernier par le leader syndical, dans une lettre ouverte adressée au chef de l'Etat.

"Beaucoup de voix s'élèvent fortement pour dire que nombre de métiers en première ligne, que ce soit dans l'agroalimentaire, le commerce, l'aide à la personne, les soins ou le médico-social [...] ne sont pas payés correctement et reconnus dans leur travail", avait-il alors écrit...

"Ne pas mettre en place la réforme de l'allocation chômage"

"Beaucoup découvrent leur bulletin de salaire avec des pertes de rémunération substantielles, notamment liées à la disparition des parts variables de rémunération (primes diverses, calcul à partir des forfaits jour, etc.)", avait poursuivi Philippe Martinez.

Le secrétaire général de la CGT a demandé des mesures concrètes pour les plus précaires. "Il va falloir prolonger la période des allocations pour les privés d'emploi, et ne pas mettre en place la réforme de l'allocation chômage", a-t-il détaillé, évoquant notamment les intermittents du spectacle, qui doivent faire face par exemple aux annulations de festivals. "Cette prime pour les plus démunis, il faut qu'elle vienne rapidement, il faut des actes", a-t-il insisté.

De son côté, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a reconnu également qu'il faudra "réfléchir à un effort de justice" pour "ceux qui font tourner l'économie". "Il y a aujourd'hui une question qui se pose sur les salaires les plus modestes", a-t-il poursuivi, estimant que leurs revenus ne sont "pas suffisants".

La CGT vent debout contre le "travailler plus"

Concernant l'appel à "travailler plus" lancé par le Medef, la CGT, tout comme Laurent Berger, son homologue de la CFDT, ont vivement exprimé leur opposition. "On n'est pas en vacances, les gens sont confinés chez eux. Le moment venu, on retournera bosser, mais on bosse déjà beaucoup", a souligné Philippe Martinez.

"Il faudra peut-être demander à ceux qui ont beaucoup d'argent, les banques, les assurances de faire ces mêmes efforts de solidarité pour aider à relancer la machine économique, et par exemple payer à 100% ceux qui sont au chômage partiel", a-t-il fait remarquer, ajoutant que "le Medef demande toujours des efforts aux mêmes personnes mais jamais à eux".

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