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Coronavirus : l'hôtellerie-restauration demande "une année blanche" fiscale

Coronavirus : l'hôtellerie-restauration demande "une année blanche" fiscale

L'Union des métiers de l'industrie de l'hôtellerie (Umih) a confirmé une baisse d'activité de 30% à 40% dans l'hôtellerie et de 25% dans la restauration.

Coronavirus : l'hôtellerie-restauration demande 'une année blanche' fiscale
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — C'est une véritable "débandade" dans l'hôtellerie- restauration... Le président de l'Union des métiers de l'industrie de l'hôtellerie (Umih) Roland Héguy, invité de 'BFM Business', s'est alarmé de la situation pour le secteur, qui reste évidemment l'un des plus affectés par les conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus.

Alors que "l'avenir économique s'assombrit heure par heure et jour après jour", et malgré "toutes les bonnes mesures, il y a des entreprises qui ne vont pas échapper au dépôt de bilan", selon lui. "Il faut qu'on ait une année blanche" au niveau fiscal, a-t-il ainsi affirmé...

"Il y a énormément d'entreprises qui ne passeront pas entre les mailles du filet", a-t-il prévenu, précisant que la plupart des entreprises de ce secteur sont des TPE "de moins de 10 salariés", qui n'ont pas de grosses trésoreries.

Baisse d'activité de 30% à 40% dans l'hôtellerie

Comme il l'avait indiqué en début de semaine sur 'franceinfo', Roland Héguy a confirmé une baisse d'activité de 30% à 40% dans l'hôtellerie et de 25% dans la restauration. Concernant le taux d'occupation des hôtels, qui devrait tourner autour de 65% à 70%, il s'affiche désormais à 30%.

Sans surprise, la situation est plus inquiétante dans les établissements situés dans les foyers de contamination. Les zones les plus touchées comme l'Oise, ou la région de Mulhouse, "on est entre 75% et 100% de moins". "Les premiers à subir, ce sont les TPE qui sont en très grande difficulté. Leur vie se joue au jour le jour", a-t-il insisté...

Pas de fonds de solidarité pour le secteur

L'Umih a également confirmé avoir demandé un fonds de solidarité spécifiquement pour le secteur, mais le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a estimé que "le temps de le mettre en place, il y aurait trop d'entreprises qui seraient déjà en grande difficulté, voire qui auront disparu". "Donc, il a proposé un soutien de la Banque Publique d'Investissement (BPI) qui va de 40% à 70%, pour garantir certains prêts financiers", a-t-il indiqué.

Les professionnels de l'hôtellerie-restauration ont également réclamé une suspension des remboursements sur les emprunts, mais n'ont pas encore reçu de réponse officielle. "On a rendez vous à Bercy tous les huit jours, on espère que d'ici là, on aura des réponses. On doit aussi aller plus loin sur d'autres sujets, comme ceux qui concernent les contrats saisonniers", a précisé le président de l'Umih.

©2020,

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