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Coronavirus : l'appli StopCovid ne sera pas prête à la fin du mois

Coronavirus : l'appli StopCovid ne sera pas prête à la fin du mois

Emmanuel Macron a justement souhaité lundi qu'un débat puisse se tenir au Parlement avant le 11 mai sur la question de cet outil... Mais les délais sont trop courts pour le mettre au point.

Coronavirus : l'appli StopCovid ne sera pas prête à la fin du mois

(Boursier.com) — L'application de tracking "Stopcovid", soutenue par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de nouveau coronavirus, ne sera pas au point au moment du débat parlementaire prévu sur le sujet à la fin du mois, a déclaré vendredi le secrétaire d'Etat chargé du numérique, Cédric O.

"Cette application ne sera pas encore prête lorsqu'elle sera débattue au Parlement les 28 et 29 avril", a-t-il dit lors d'une audition par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale. "Je ne suis pas certain qu'on soit prêt pour le 11 mai", a-t-il ajouté.

Problème : Emmanuel Macron a justement souhaité lundi qu'un débat puisse se tenir au Parlement avant le 11 mai sur la question de cet outil. "Plusieurs innovations font l'objet de travaux comme une application numérique dédiée qui sur la base du volontariat et de l'anonymat permettra de savoir si oui ou non on s'est trouvé en contact avec une personne contaminée", a déclaré le chef de l'Etat français dans son allocution radio-télévisée.

Pas de géolocalisation

"Stopcovid" doit permettre de prévenir les personnes ayant été en contact avec un malade testé positif au coronavirus. Le gouvernement a assuré que son installation serait volontaire et ne permettrait pas la géolocalisation .

Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, plusieurs pays ont franchi le pas, à l'image de la Russie, d'Israël ou encore de la Corée du Sud et de Singapour, qui ont misé sur le traçage numérique. Ils utilisent dans certains cas les données de géolocalisation, suscitant de vives critiques de leurs détracteurs qui ont dénoncé une atteinte aux libertés.

Signe de la sensibilité du sujet, un document de la Commission européenne consulté par l'agence de presse Reuters et portant sur une approche paneuropéenne prévoit la destruction des données personnelles dès lors que l'épidémie de coronavirus sera sous contrôle.

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