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Coronavirus : déjà 40.000 volontaires pour aller travailler dans les champs

Coronavirus : déjà 40.000 volontaires pour aller travailler dans les champs

Le gouvernement doit mettre en place une plateforme pour permettre aux volontaires de s'inscrire.

Coronavirus : déjà 40.000 volontaires pour aller travailler dans les champs
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'appel national lancé pour compenser le manque de travailleurs saisonniers dans l'agriculture a été entendu. Interrogée par 'franceinfo', la présidente de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) Christiane Lambert a annoncé que plus de 40.000 personnes se sont déjà portées volontaires.

"C'est une priorité de récolter ces produits", a-t-elle rappelé, ajoutant que "ce serait un comble que nos producteurs voient les fruits et les légumes espagnols arriver, parce que les Espagnols travaillent mais qu'ils soient obligés de laisser pourrir leurs récoltes dans leurs champs".

Pour rappel, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume avait demandé mardi dernier aux Français sans activité en raison de la pandémie de Covid-19 de donner un coup de pouce aux agriculteurs, qui risquent d'être privés de main d'oeuvre dans les prochaines semaines.

Plus de 200.000 personnes nécessaires entre mars et mai

Didier Guillaume a également indiqué que le gouvernement doit d'ailleurs mettre en place, dès ce jeudi soir, une plateforme sur les sites des ministères de l'Agriculture, du Travail et de l'Economie, ainsi que sur le site de Pôle emploi, "pour se dire où je suis, et ce que je peux faire". L'objectif est de permettre aux volontaires de se manifester, afin qu'ils puissent faire "cinq kilomètres pour aller travailler" pour les producteurs.

Au total, plus de 200.000 personnes sont nécessaires, selon les estimations. "Pour le mois de mars, nous avons besoin de 45.000 personnes, pour le mois d'avril, il faut en rajouter 80.000 et pour le mois de mai, 80.000 en plus, a précisé la présidente du principal syndicat agricole français.

"Ce n'est pas du bénévolat"

"Nous avons fait en sorte qu'ils puissent cumuler le chômage technique et les heures de saisonnier. Cela existe pour les 'contrats vendanges'", a-t-elle rappelé. La relation entre le volontaire et l'agriculteur sera encadrée par un contrat de travail, avec des "dispositifs efficaces et incitatifs", ce n'est pas "du bénévolat", a également insisté le ministre de l'Agriculture.

Par ailleurs, Didier Guillaume a rejeté toute "contradiction" entre le confinement et cet appel. "Nous sommes dans une situation où nous devons à la fois rester chez soi... Mais si tous les Français restent chez eux, s'il n'y a plus d'activité économique, il n'y a plus d'alimentation", a-t-il affirmé.

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