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Coronavirus : 4,4 millions de "faux médicaments" saisis depuis le début de la pandémie

Coronavirus : 4,4 millions de "faux médicaments" saisis depuis le début de la pandémie

Au total, 13 millions d'euros de médicaments potentiellement dangereux, présentés comme des traitements contre le Covid-19, ont été saisis, a indiqué Europol.

Coronavirus : 4,4 millions de 'faux médicaments' saisis depuis le début de la pandémie
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La criminalité organisée tire profit de la crise du coronavirus... Des "millions" de faux produits "inondent" actuellement les marchés, alerte l'agence policière européenne Europol, alors qu'une opération lancée début mars dans 90 pays a permis la saisie de 4,4 millions de faux médicaments, le démantèlement de 37 groupes de criminalité organisée et l'arrestation de 121 personnes.

"La pandémie de coronavirus est une opportunité pour les criminels. Les autorités ont saisi près de 34.000 masques chirurgicaux contrefaits, ce qui en fait le produit médical le plus vendu en ligne. Plus de 2.000 liens vers des sites web vendant des produits liés au Covid-19 ont également été détectés", a détaillé l'agence policière européenne.

Au total, Europol a saisi pour 13 millions d'euros de médicaments potentiellement dangereux, et qui étaient destinés aux consommateurs pris de panique par la crise du coronavirus...

Faux vaccins et tests

Les résultats de l'opération ont révélé "une hausse inquiétante des antiviraux non autorisés". Il pouvait également s'agir d'antibiotiques, de paracétamol, d'ibuprofène et d'antipaludiques, tels que l'hydroxychloroquine. Certains estiment que ce dérivé de la chloroquine peut être efficace contre le Covid-19, alors que le Haut Conseil de santé publique recommande de ne pas l'utiliser dans la lutte contre le coronavirus, à l'exception de formes graves, à l'hôpital.

Par ailleurs, Europol a également indiqué que des prétendus vaccins sont vendus illégalement, ainsi que des gels désinfectants pour les mains et des kits de faux tests à faire soi-même pour vérifier le VIH et le diabète.

Un "domaine d'activité criminelle clé"

Pour Europol, la pandémie de coronavirus a fait de la vente de produits sanitaires contrefaits "un domaine d'activité criminelle clé", alors que certains craignent des pénuries de produits pharmaceutiques.

Mi-mars, l'Agence européenne du médicament (EMA) avait affirmé qu'aucune pénurie de médicaments commercialisés dans l'Union européenne n'avait été encore rapportée. Mais des problèmes d'approvisionnement en médicaments "ne peuvent pas être exclus" à mesure que la pandémie de coronavirus s'étend, avait-elle mis en garde...

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