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Coronavirus : 280.000 volontaires se sont inscrits pour aller travailler dans les champs en France

Coronavirus : 280.000 volontaires se sont inscrits pour aller travailler dans les champs en France

"Ces gens-là sont là pour aider à la cueillette, à ramasser il ne s'agit pas de faire du travail technique", a précise le ministre de l'Agriculture qui avait lancé un appel aux Français sans activité pour soutenir les agriculteurs...

Coronavirus : 280.000 volontaires se sont inscrits pour aller travailler dans les champs en France
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Il y a à peine un mois, le ministre de l'Agriculture avait lancé un appel à destination des Français sans activité pour soutenir l'agriculture française pendant le confinement imposé pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Invité ce mardi sur 'Europe 1', Didier Guillaume a fait le point sur le nombre de personnes mobilisées.

"A ce jour, 280.000 personnes se sont inscrites sur la plateforme pour remplacer les travailleurs saisonniers qui ne sont pas là, pour permettre que la chaîne alimentaire tienne, pour que l'agriculture française produise, et que nous ayons dans nos assiettes des fruits et légumes de grande qualité", a-t-il expliqué...

"Je voudrais vraiment les en remercier", a-t-il ajouté, précisant qu'il ne s'agissait pas de "bénévolat, c'est un vrai contrat de travail".

"Nous ne sommes pas en train de remplacer la main-d'oeuvre étrangère"

Le ministre a toutefois souligné qu'il ne s'agissait pas de "remplacer la main-d'oeuvre étrangère par des gens qui n'ont pas de formation". "Ces gens-là sont là pour aider à la cueillette, à ramasser il ne s'agit pas de faire du travail technique, c'est pour aider les paysans", a-t-il expliqué.

Au total, plus de 200.000 personnes sont nécessaires, selon les estimations... "Je pense que nous allons y arriver", a-t-il souligné, avec des besoins d'environ "70.000 à 80.000 personnes par mois" pour ce secteur clé de l'économie, comme l'avait déjà indiqué la présidente de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) Christiane Lambert.

"Il y a une déception vis-à-vis de l'Union européenne"

Par ailleurs, Didier Guillaume s'est dit déçu du manque de soutien de l'Union européenne pour certaines filières agricoles pendant la crise. "Nous sommes intervenus auprès de l'UE qui n'a pas répondu totalement, encore, à nos demandes, il y a une déception vis-à-vis de l'Union européenne", a-t-il affirmé.

Le ministre a notamment évoqué la viticulture, "qui, si l'Europe n'intervient pas, sera dans de grandes difficultés après s'être pris les taxes de Trump". Mais selon lui, la filière qui devrait inquiéter le plus est celle du lait "avec une surproduction et des prix qui s'effondrent". "Il faut pouvoir stocker, garder ses fromages", a-t-il ajouté.

©2020,

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