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Coronavirus : "2020, une année perdue" pour l'hôtellerie-restauration

Coronavirus : "2020, une année perdue" pour l'hôtellerie-restauration

Selon l'Umih, le maintien de la fermeture des hôtels, cafés et restaurants au-delà du 11 mai représente le "pire des scénarios possibles".

Coronavirus : '2020, une année perdue' pour l'hôtellerie-restauration
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Si le confinement sera levé le 11 mai comme l'a annoncé Emmanuel Macron lors de son allocution lundi soir, tous les secteurs ne rouvriront pas. C'est le cas notamment pour les cafés, les restaurants et les hôtels. Selon l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), le maintien de la fermeture des établissements au-delà du 11 mai représente "le pire des scénarios possibles".

"Pour nos entreprises, la catastrophe économique est confirmée et si nous avions un doute, l'année 2020 est une année perdue pour les cafés, hôtels, restaurants et discothèques", a affirmé le principal syndicat du secteur dans un communiqué.

Alors que les écoles, les crèches, les collèges et les lycées pourront de leur côté rouvrir progressivement mi-mai, le secteur a dit toutefois s'attendre à cette annonce. "Compte-tenu de la difficulté d'exploitation spécifique pour garantir la distanciation sociale, nous savions que nous ne serions pas les premiers à sortir", a expliqué Hervé Becam, vice-président de l'Umih.

30% des entreprises du secteur "ne pourront pas redémarrer"

"C'est le pire des scénarios qui nous a été annoncé ce soir. Ce sont des mesures qui sont nécessaires. Nous les respecterons. Mais elles vont être dramatiques", a insisté Hervé Becam sur 'LCI'.

"Envisager qu'autour de 30% des entreprises qui ne pourront pas redémarrer leur activité à l'issue de cette crise sanitaire me semble assez raisonnable", a-t-il ajouté, alors que le secteur avait estimé que les pertes atteignaient déjà 150 millions d'euros par jour.

Vers des "annulations totales" des charges ?

L'Umih a toutefois salué la décision du président de la République d'ouvrir "une porte pour des annulations totales" des charges sociales et fiscales, "qui s'expliquent aisément par les zéro recettes du secteur". "Pour nos entreprises, nous ne pouvions plus entendre parler de simples reports des charges", a précisé le syndicat.

Sur 'RMC/BFMTV', le ministre de l'Economie a confirmé travailler sur "un plan spécifique" pour l'hôtellerie, la restauration, le tourisme et l'événementiel, qui "vont être pour moi une priorité". "Le report de charges pourra se transformer en annulation si ces secteurs ne retrouvent pas rapidement du chiffre d'affaires", a-t-il indiqué.

Le syndicat a également salué "l'annonce d'un plan sectoriel pour la restauration, l'hôtellerie, et le tourisme. Nous y travaillons déjà", regrettant toutefois "d'être l'un des seuls secteurs sans effet d'horizon" pour l'ouverture des établissements. Par ailleurs, le président confédéral de l'Umih Roland Héguy a invité les assureurs à "être au rendez-vous de cette mobilisation économique".

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