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Cessions de participations : quelles sont les entreprises ciblées par l'Etat ?

Cessions de participations : quelles sont les entreprises ciblées par l'Etat ?

Emmanuel Macron ne compte pas toucher à Orange et Renault...

Cessions de participations : quelles sont les entreprises ciblées par l'Etat ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — A l'occasion de la présentation du projet de loi pour l'activité, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a annoncé mercredi entre cinq et dix milliards d'euros de cession d'actifs de l'Etat au cours des 18 prochains mois. Se pose la question de savoir quelles seront les cibles du gouvernement...

Orange et Renault pas touchés

Après avoir écarté une privatisation d'EDF, Emmanuel Macron a indiqué ce matin sur 'France Inter' qu'une cession de participation dans Orange ou Renault "n'est pas la priorité du moment". L'Etat détient 13,45% du capital de l'opérateur télécoms et 15,01% du constructeur automobile. Au 13 octobre, la valorisation de ces participations était estimée à respectivement 3,8 milliards et 2,3 milliards d'euros.

Céder des parts d'EDF et GDF Suez

Dans une note publiée ce matin, Kepler Chevreux estime que "le choix évident pour l'Etat" serait de réduire les participations dans EDF (85,4%) et GDF (33%) mais en gardant son pouvoir. Pour l'électricien la cession devrait donc se faire "jusqu'à la limite légale de 70%" ce qui lui permettrait de récupérer 6 milliards d'euros, en se basant sur les niveaux actuels. D'ailleurs, 'Le Monde' croit savoir que l'Etat étudierait une ouverture de capital...

Pour le gazier, l'analyste préconise de ne pas descendre en dessous de la minorité de blocage qui se situe à 34%. Une opération qui rapporterait 1,5 milliard d'euros. Dans le secteur de la Défense, seule une cession dans Safran semble assez liquide (22%). En dépit des propos tenus par Emmanuel Macron, Kepler Chevreux juge que cela reste aussi possible pour Orange. En revanche, impossible de toucher à ADP, la participation de l'Etat (50,6%) étant bloquée par la loi.

Ces cessions doivent servir au désendettement de la France mais pas seulement. "Au total, nous avons plus de 100 milliards d'euros de participations (...) il faut faire respirer ce portefeuille en vendant des morceaux pour les réinvestir" sur des secteurs porteurs, a souligné le ministre de l'Economie.

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