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Centrale au gaz de Landivisiau : Bruxelles ouvre une enquête approfondie

Centrale au gaz de Landivisiau : Bruxelles ouvre une enquête approfondie

La Commission européenne va se pencher sur les conditions d'octroi de l'appel d'offres.

Centrale au gaz de Landivisiau : Bruxelles ouvre une enquête approfondie

(Boursier.com) — La Commission européenne a ouvert vendredi, une enquête approfondie portant sur "un appel d'offres lié à la construction d'une nouvelle centrale au gaz (turbine à gaz à cycle combiné - TGCC) située en Bretagne". Il s'agit en réalité d'une unité qui sera située à Landivisiau (Finistère) et dont le contrat a été remporté en février 2012 par Direct Energie et Siemens. Les deux partenaires ont créé la Compagnie Électrique de Bretagne (CEB) pour mener à bien ce projet. Il doit permettre d'augmenter la capacité de production en électricité, dans une région mal connectée au reste du territoire. Sa mise en service est prévue pour la fin de l'année prochaine, mais les travaux n'ont pas encore démarré.

Un marché dépendant des subventions ?

L'organe exécutif européen se demande si les conditions de l'appel d'offres ont été respectées. "L'aide (d'Etat) sera accordée à un seul type de technologie et n'est pas ouverte à d'autres solutions potentielles, comme celles également mises en oeuvre en Bretagne, à savoir d'autres types de production d'électricité, une gestion de la demande, des extensions de réseau ou des solutions de stockage", souligne-t-il. Par ailleurs, "la Commission considère qu'il existe un risque de voir se créer un marché dépendant des subventions, dans lequel les investisseurs n'élaboreraient des projets que sur la base d'appels d'offres prévoyant des aides d'État".

Une prime de 40 millions d'euros par an

Le projet de centrale représente un investissement de 400 millions d'euros, rappelle le ministère du Développement durable. La compagnie électrique de Bretagne indique de son côté que l'Etat versera chaque année une prime dont le montant sera de 40 millions d'euros maximum et qui doit permettre de compenser les surcoûts liés à la localisation de l'installation et au calendrier de mise en service. "Ce montant de prime sera réduit des revenus issus de la rémunération de la capacité prévue par la loi et qui devrait être mis en place en 2016", ajoute-t-elle.

Opposition

En Bretagne, le projet de centrale fait l'objet d'une forte opposition locale. Un rassemblement est d'ailleurs prévu ce samedi 14 novembre. Le collectif estime qu'il est inutile et prône le développement d'alternatives moins polluantes. "De toutes les technologies de centrales thermiques, les cycles combinés au gaz naturel sont de loin celles qui produisent le moins d'émissions de CO2 par unité d'énergie produite", assure de son côté Direct Energie.

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