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Casse-tête en vue d'un "déconfinement progressif"

Casse-tête en vue d'un "déconfinement progressif"

La présidente de la région Île-de-France s'inquiète de la fréquentation des transports en commun de sa région et préconise un déconfinement "très progressif".

Casse-tête en vue d'un 'déconfinement progressif'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La sortie du confinement va s'avérer délicate, notamment en Île-de-France, mais aussi dans le nord et l'est de la France où les cas de Covid-19 restent nombreux et la mortalité élevée... Alors que le déconfinement progressif annoncé par Emmanuel Macron doit débuter le 11 mai prochain, la présidente de région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a tenu à mettre en garde sur le "goulet d'étranglement" que constituent les transports en commun franciliens.

"Il va falloir y aller très progressivement" pour la région parisienne, a-t-elle estimé sur 'France Inter'. "Je pense qu'on télétravaillera encore énormément après le 11 mai, ce sera souhaitable, parce qu'il faudra limiter les déplacements", a-t-elle affirmé...

Pour rappel, le trafic a été réduit dans les transports. A ce stade, les métros circulent uniquement de 6h00 à 22h00, avec un service assuré entre 30% et 50% selon les lignes. Pour les RER A et RER B de la RATP, il faut compter environ 30% du trafic...

Un déconfinement "très progressif et différencié selon les régions"

"En Île-de-France en temps normal, 5 millions de personnes prennent chaque jour les transports en commun", a rappelé Valérie Pécresse. "La marche est très haute, donc cela veut dire qu' il va falloir y aller très progressivement" dans les écoles et les entreprises, a-t-elle insisté...

Dans un entretien accordé aux 'Echos', la présidente de la région Île-de-France avait déjà évoqué l'idée d'un déconfinement "différencié selon les régions", expliquant que "la situation n'est pas la même partout".

"Je n'imagine pas le déconfinement sans une poursuite massive du télétravail pendant plusieurs semaines, là où c'est possible... Même chose pour les écoles : il faudra réguler la journée de travail avec des horaires différenciés pour l'arrivée des enfants...", a-t-elle souligné, en précisant que "porter des masques dans les métros ou les bus ne suffira pas".

Un "lissage des heures de pointe" ?

"Ce que je souhaite, c'est que l'Etat et les régions gèrent le déconfinement la main dans la main. L'Etat y a tout intérêt", a estimé Valérie Pécresse, ajoutant que "dans cette période de crise où l'hyperactivité est nécessaire, les régions ont eu plus d'agilité que l'Etat".

Interrogé mardi sur 'BFMTV' sur la question, le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a évoqué la possibilité d'un "lissage des heures de pointe", pour respecter les distances de sécurité dans les transports en commun. "J'ai eu l'occasion d'échanger la semaine dernière avec mes homologues sud-coréenne et singapourien, qui ont mis en place des systèmes de réservation pour lisser les heures de pointe et éviter les phénomènes de congestion", a-t-il expliqué.

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