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Carlos Ghosn attaque Renault devant les prud'hommes

Carlos Ghosn attaque Renault devant les prud'hommes

"Ma démission de Renault ? C'est une farce !", estime celui qui a fui le Japon pour se réfugier au Liban.

Carlos Ghosn attaque Renault devant les prud'hommes
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Carlos Ghosn multiplie les entretiens dans les médias depuis sa conférence de presse à Beyrouth la semaine dernière. Il a confié au 'Figaro' vouloir poursuivre Renault devant les prud'hommes.

"Ma démission de Renault ? C'est une farce ! Je réclame mes droits à la retraite ainsi qu'à tous les droits qui me sont acquis. J'ai d'abord voulu que cela se règle de façon amiable. Chacun connaît les conditions dans lesquelles j'ai dû quitter Renault : j'étais emprisonné !"

770.000 euros de retraite par an

Décidément très offensif, l'ancien patron déchu depuis son arrestation au Japon rappelle avoir lui-même décidé de mettre un terme à ses mandats lors de son incarcération, car le groupe français avait besoin d'un patron.

Il réclame donc ses droits à la retraite, soit environ 770.000 euros par an et ses actions de performances attribuables au titre des années 2015 et suivantes. Mais Renault ne veut pas lui signer de chèque, ce qui a poussé l'ex-PDG à écrire mi-décembre au président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), "estimant que la communication financière de Renault, qui fait état de sa démission, est erronée", indique 'Le Figaro'.

Une audience fin février

Carlos Ghosn, qui a liquidé ses droits au titre du régime général et de l'Agirc-Arrco, réclame le paiement de son indemnité de départ en retraite, soit 249.999,99 euros. "Une audience aura lieu fin février. D'ici là, l'affaire devrait être portée par Carlos Ghosn devant le tribunal de commerce qui devrait être saisi du sujet des actions de performance", indique le journal.

"J'entends ce que dit Carlos Ghosn, qui dit qu'il ne peut pas être jugé au Japon (...) mais qu'il vienne se faire juger en France où on a un système judiciaire qui respecte nos principes", a jugé le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, sur franceinfo lundi matin.

Chez Renault, les poursuites de Carlos Ghosn provoquent l'amertume, écrit 'Le Figaro', de même que les critiques formulées lors de sa conférence de presse contre l'alliance. "Je n'ai pas été dur, j'ai été factuel", affirme le dirigeant, qui explique que les difficultés de Renault et Nissan ne sont pas de son fait.

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