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CAC40 : la rémunération de 13 dirigeants dépasse la limite "socialement acceptable" (Proxinvest)

CAC40 : la rémunération de 13 dirigeants dépasse la limite "socialement acceptable" (Proxinvest)

Pourtant, le traitement moyen des patrons du CAC40 a reculé...

CAC40 : la rémunération de 13 dirigeants dépasse la limite 'socialement acceptable' (Proxinvest)
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'an dernier et comme en 2012, treize dirigeants ont touché une rémunération dépassant la limite "socialement acceptable" fixée par Proxinvest, soit 240 SMIC - 4,7 millions d'euros - indique le cabinet de conseil dans une étude.

Les patrons de Dassaut Systèmes, Renault et LVMH sur le podium

En tête du classement figure toujours le Directeur Général de Dassault Systèmes, Bernard Charlès. Son traitement total s'élève à 14,9 millions d'euros, soit une progression de 36% sur un an. Le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn et le patron du groupe Christian Dior-LVMH, Bernard Arnault complètent le podium avec des rémunérations s'élevant respectivement à 13,4 millions d'euros et 9,5 millions d'euros.

"Modération" chez les dirigeants du CAC40

Malgré ces rémunérations colossales, le cabinet indique que le traitement moyen des patrons du CAC40 a reculé de 6,3% l'an dernier, passant sous la barre des 4 millions d'euros, à 3.968.000 euros. En revanche, "les présidents exécutifs du SBF 80 (sociétés du SBF 120 ne faisant pas partie de l'indice CAC 40) auront vu leur rémunération augmenter très significativement (+9,3%)", souligne Proxinvest.

Si l'on prend la moyenne des dirigeants du SBF120, le traitement progresse ainsi de 2,4% à 2,8 millions d'euros. "Retraitée des éléments exceptionnels tels que sont les indemnités de départ, la hausse atteint même +6,3%", ajoute Proxinvest.

Des bonus "peu justifiés"

Enfin, dans son étude, le cabinet regrette le niveau élevé des bonus accordés aux dirigeants de sociétés cotées (120% du fixe dans le CAC 40) . Dans un contexte boursier favorable (CAC 40 : +15%) mais avec des bénéfices nets cumulés en baisse de 27% (source: Investir), "la rémunération variable annuelle moyenne ne bouge pas au sein du CAC 40 et augmente même de 5% dans le SBF 80. Ils sont à peine justifiés : les taux de réalisation des critères de performance sous-jacents à ces rémunérations variables ne sont communiqués que dans de rares cas", explique-t-il.

De même, les hausses de rémunérations fixes sont rarement justifiées auprès des assemblées d'actionnaires. Le cabinet rappelle cependant que désormais, ils pourront voter la rétribution de leurs dirigeants, suite à une réforme du code de gouvernance du Medef et de l'Afep.

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