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"Burn out" : un syndrome non reconnu qui a un coût économique et social

"Burn out" : un syndrome non reconnu qui a un coût économique et social

Pourtant, le phénomène touche de plus en plus de professions...

'Burn out' : un syndrome non reconnu qui a un coût économique et social
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Plus d'un Français sur dix serait touché par le "burn out" - soit trois millions de personnes - d'après une étude du Cabinet Technologia parue dans le quotidien 'Le Figaro' du jour. Pourtant, ce syndrome n'est toujours pas reconnu comme une maladie. Le "burn out" se caractérise en général par un état d'épuisement émotionnel mais aussi physique et mental. L'étude évoque même un processus de "déshumanisation ou de cynisme ainsi qu'une dévalorisation massive de sa compétence". Le phénomène se caractérise par quatre phases : l'engagement, l'alarme, la résistance et enfin l'effondrement.

Le "burn out" est devenu un enjeu politique et social

Pourtant, il y a urgence à agir. Au-delà des conséquences sociétales, le burn out pèse sur les finances du pays. "En France, l'estimation du coût social du stress professionnel est de deux à trois milliards d'euros, soit 10 à 20 % des dépenses de la branche accidents du travail et maladies professionnelles de la Sécurité Sociale". Des frais qui augmentent chaque année notamment parce que les pathologies ont évolué en même temps que les conditions de travail. L'un des principaux facteurs aggravants est désormais le "surengagement". Certains salariés travaillent jusqu'à 50 voire 60 heures par semaine et ne sont que rarement découragés par leurs entreprises : "certaines d'entre elles sont fières de développer des cultures où les longues heures et le sacrifice sont vus comme des nécessités pour le succès et l'avancement", écrivent les auteurs.

Certains métiers sont plus atteints que d'autres

Isolés, les agriculteurs sont les plus touchés par le phénomène de burn out (un sur quatre). Viennent ensuite les artisans et commerçants (20%), particulièrement concernés par le surengagement. En troisième position, on retrouve les cadres, puis les employés et les ouvriers. Le syndrome d'épuisement professionnel se répand à l'ensemble des professions et le cabinet d'expertise réclame, à travers son rapport, la reconnaissance officielle du syndrome comme maladie. "Seuls quelques dizaines de cas de pathologies psychiques sont ainsi reconnus chaque année. Ce qui est loin de la réalité du burn out en France", regrette-t-il...

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