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Budget 2013 : le Medef craint le pire !

Budget 2013 : le Medef craint le pire !

Laurence Parisot estime que la répartition des économies n'est pas efficace...

Budget 2013 : le Medef craint le pire !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le Medef craint le pire pour l'année prochaine !.. A l'occasion de sa conférence de presse mensuelle, la présidente du syndicat patronal, Laurence Parisot s'est dite tout simplement "effrayée" par le Projet de Loi de Finances 2013.

Choc de "non compétitivité"
Si Laurence Parisot soutient l'objectif de réduction du déficit à 3% du PIB en 2013, elle estime que les solutions pour y parvenir ne sont pas les bonnes... Le gouvernement a annoncé 30 milliards d'euros d'économies, avec un effort réparti entre ménages, entreprises et baisse des dépenses (10 milliards d'euros d'économies pour chacun). Cette répartition n'est pas judicieuse pour le Medef, qui craint "un risque de choc de non compétitivité" et regrette une hausse des impôts "deux fois plus importantes que la réduction des dépenses".

Ralentissement de la hausse des dépenses
D'ailleurs, pour le Medef, le projet de loi de finances ne prévoit pas une baisse des dépenses publiques (comptes sociaux et collectivités) mais simplement un "ralentissement de leur hausse". En 2013, elles augmenteront ainsi de 8,8 milliards d'euros, soit un peu moins que la moyenne de ces dernières années, d'après les calculs du syndicat...

Inquiétudes sur la baisse de la déductibilité des intérêts d'emprunt
L'effet de la réduction de la déductibilité des intérêts d'emprunt des entreprises pourrait, selon Laurence Parisot, avoir "un impact dramatique sur l'investissement dans certains secteurs", notamment dans les travaux publics... Aujourd'hui ces intérêts d'emprunt sont totalement déductibles de l'impôt sur les sociétés. Ils ne le seraient plus que partiellement, à hauteur de 85% la première année, puis de 75% la seconde, d'après 'Les Echos' du jour. La mesure rapporterait 4 milliards d'euros en année pleine. Concernant la taxation des revenus du capital, que le gouvernement veut cibler "comme le travail", Laurence Parisot a tenu à rappeler que "c'est de l'épargne qui est donc déjà taxée quand elle est produite par le travail".

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