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Bruxelles réduit ses prévisions de croissance de la zone euro

Bruxelles réduit ses prévisions de croissance de la zone euro

Plusieurs risques menacent l'économie de la zone euro... Il existe ainsi un degré élevé d'incertitude autour des prévisions...

Bruxelles réduit ses prévisions de croissance de la zone euro

(Boursier.com) — La Commission européenne abaisse ses perspectives de croissance pour l'an prochain. Bruxelles, qui met en avant les tensions commerciales mondiales, les batailles fiscales de l'Italie, la surchauffe de l'économie américaine, sans oublier le Brexit, ne table plus que sur une croissance de 1,9% en 2019 contre 2% espéré en juillet dernier...

Après avoir atteint un sommet de dix ans en 2017, à 2,4%, la progression du PIB devrait se limiter à 2,1% cette année, avant de fléchir davantage en 2019 et 2020 (1,7%).

"Les incertitudes et les risques, tant externes qu'internes, augmentent et commencent à peser sur le rythme de l'activité économique", affirme le vice-président de la Commission européenne pour l'Euro, Valdis Dombrovskis.

Une inflation à 1,8% en 2018 et 2019

En ce qui concerne l'inflation, la Commission a relevé ses prévisions pour 2018 à 1,8%, la hausse des prix devant se maintenir à ce niveau en 2019 avant de ralentir à 1,6% en 2020. La progression des prix du pétrole a entraîné une augmentation de l'inflation cette année et des effets de base positifs devraient se poursuivre au premier trimestre 2019.

Si l'inflation sous-jacente, qui exclut les prix de l'énergie et des produits alimentaires non transformés, a été relativement modérée jusqu'à présent cette année, elle devrait redevenir le principal moteur de l'inflation globale en 2020, alors que les salaires augmentent en même temps que les marchés du travail se resserrent.

Le chômage devrait poursuivre sa décrue

En outre, la situation sur le marché du travail a continué de s'améliorer au premier semestre 2018, la croissance de l'emploi restant stable même si celle de l'économie a ralenti, note le régulateur. Les créations d'emplois devraient continuer de bénéficier de la croissance continue et de la mise en oeuvre de réformes structurelles dans certains États membres.

Le chômage devrait ainsi poursuivre sa décrue, bien qu'à un rythme plus lent que par le passé, car la hausse de l'emploi est finalement freinée par la pénurie croissante de main-d'oeuvre et le ralentissement de l'activité économique. Au global, le taux de chômage dans la zone euro devrait tomber à 8,4% cette année, puis à 7,9% en 2019 et à 7,5% en 2020.

Un degré élevé d'incertitudes

La faiblesse de l'activité au sein de l'union monétaire alimente les craintes d'un ralentissement économique mondial qui compliquerait les choix de la BCE alors que le Comité de politique monétaire s'apprêter à mettre fin à son programme de rachats d'actifs, le fameux QE.

L'exécutif de l'UE a averti qu'il existait un "degré élevé d'incertitude autour des prévisions" et de nombreux risques de dégradation liés entre eux qui pourraient amplifier l'impact de chacun...

©2018,

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