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Consultation

Bruxelles est trop indulgente avec Paris, estime le président de l'Eurogroupe

A plusieurs reprises, la Commission européenne a accepté de donner davantage de temps à la France pour parvenir à ses objectifs de réduction du déficit. Un laxisme qui pèse sur la crédibilité de l'institution, estime Jeroen Dijsselbloem...

Bruxelles est trop indulgente avec Paris, estime le président de l'Eurogroupe
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Commission européenne serait-elle trop indulgente avec la France ? C'est en tout cas l'avis du président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, qui a accordé une interview à la presse européenne, dont 'Le Figaro'... "La Commission devrait se soucier davantage de sa crédibilité. Lorsque vous apprenez que son président dit que la perspective est différente dans le cas de la France - je ne suis pas sûr des mots - c'est bien sûr dommageable", fustige-t-il.

"Des dérogations parce que c'est la France"

Les propos de Jeroen Dijesselbloem font suite au discours tenu cette semaine par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker. "A la France, je ne cesse de donner des dérogations (...) parce que c'est la France (...) on ne peut pas appliquer le Pacte de Stabilité de façon aveugle", a-t-il indiqué sur le plateau de 'Public Sénat'.

Bruxelles a en effet autorisé la France à reporter l'objectif d'un déficit ramené à 3% à plusieurs reprises. Initialement, Paris devait atteindre cette cible à la fin de l'année 2015. Et selon les dernières prévisions de la Commission européenne, l'Hexagone ne parviendrait pas à ramener son déficit sous la barre des 3% du PIB en 2017, comme elle s'y est engagée. Il se situerait à seulement 3,2% du PIB...

Un jeu dangereux

Pour Jeroen Dijsselbloem, Bruxelles joue avec le feu et pourrait déstabiliser toute la région en manquant de fermeté. "Si la Commission ferme les yeux sur l'un, elle sera obligée de le faire pour d'autres et au bout du compte, c'est toute l'union monétaire qui sombre dans l'aveuglement", prévient-il.

D'ailleurs, le 18 mai dernier, la Commission a décidé de  de donner un peu de répit à l'Espagne et au Portugal, alors qu'ils ont tous deux manqué leur objectif de réduction du déficit en 2015. Elle leur a recommandé de prendre les mesures structurelles nécessaires afin d'y parvenir et réexaminera leur situation en juillet, une fois ces modifications apportées...

©2016-2017,

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