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Brexit : Michel Barnier y croit encore !

Brexit : Michel Barnier y croit encore !

Selon la radiotélévision publique irlandaise RTE, le Royaume-Uni devrait d'ailleurs mettre de nouvelles propositions sur la table ce mardi...

Brexit : Michel Barnier y croit encore !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Plus que 16 jours avant la date fatidique du 31 octobre, qui doit signer la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Il est encore possible de trouver cette semaine un accord, même si cette tâche est de plus en plus difficile, a estimé mardi le négociateur européen en chef, Michel Barnier.

S'adressant à la presse avant une réunion des ministres des Affaires européennes à Luxembourg, il a jugé qu'il était grand temps pour Londres "de mettre ses bonnes intentions par écrit". "Un accord reste possible. Bien entendu, tout accord doit être un bon accord pour tout le monde. Pour l'ensemble du Royaume-Uni et pour l'ensemble de l'Union européenne."

Selon la radiotélévision publique irlandaise RTE, le Royaume-Uni devrait d'ailleurs mettre de nouvelles propositions sur la table ce mardi. "Deux sources bien placées ont confirmé que les négociateurs britanniques allaient proposer un nouveau texte lorsqu'ils rencontreront les négociateurs européens ce matin à Bruxelles", a écrit sur Twitter le rédacteur en chef du service Europe de la RTE, Tim Connelly. "Le Royaume-Uni va faire ce matin de nouvelles propositions pour sortir le Brexit de l'impasse", a-t-il ajouté.

Selon une source britannique, les discussions se sont prolongées jusqu'à 23 heures lundi soir et devaient reprendre dans la matinée. "Dans le cadre du processus de discussion, il y a bien sûr des allers et retours et de nouveaux textes ont été échangés à plusieurs reprises. C'est le principe des négociations. C'est de la routine. Il n'y a pas de raison de s'énerver", a-t-on ajouté.

Selon Stef Blok, chef de la diplomatie néerlandaise, les dernières propositions du Royaume-Uni apportent des améliorations, mais elles restent "insuffisantes pour garantir la protection du marché intérieur". "Les demandes de l'UE sont modestes : respect de l'inviolabilité du marché unique, paix en Irlande du Nord", a rappelé le ministre allemand des Affaires européennes, Michael Roth.

Question du "Backstop"

Le principal obstacle reste la frontière irlandaise : comment éviter que les 500 km de frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la république d'Irlande ne deviennent le "cheval de Troie" par lequel transiteraient des marchandises ? L'Union européenne veut s'assurer que la seule frontière terrestre entre le bloc communautaire et le Royaume-Uni ne devienne pas un lieu de transit pour l'entrée frauduleuse de biens sur le marché européen.

De son côté, l'Irlande, soutenue dans sa position par Bruxelles, estime qu'un retour à une frontière "dure" risque de ranimer les tensions communautaires en Irlande du Nord qui ont duré pendant plus de trois décennies, avant les accords de paix de 1998.

"Possible accord"

Pour tenter de sortir de l'impasse, Boris Johnson s'est entretenu jeudi dernier avec son homologue irlandais Leo Varadkar. Dans un communiqué commun, les deux dirigeants ont dit "distinguer un chemin vers un possible accord".

Des discussions doivent s'enchaîner toute la semaine pour déterminer si le Brexit se fera de manière ordonnée, s'il se fera au contraire dans le désordre ou si le divorce sera une nouvelle fois repoussé. Le Premier ministre britannique affirme depuis son arrivée à Downing Street, en juillet, qu'il procédera "coûte que coûte" au divorce, accord ou non, à la date du 31 octobre - même si une loi adoptée à l'initiative des députés anti-"No Deal" de Westminster le contraint à demander un report s'il n'obtient pas un accord avec les Européens...

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