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Brexit : la France se prépare à un "no deal"

Brexit : la France se prépare à un "no deal"

"Nous devons donc nous préparer à l'hypothèse qui est toujours sur la table - que nous ne souhaitons pas, je le dis très clairement - d'une sortie sans accord", estime Edouard Philippe...

Brexit : la France se prépare à un 'no deal'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La situation reste extrêmement tendue ce jeudi à Londres, alors que la Première ministre Theresa May tente de faire valider par le Parlement l'accord décroché avec les négociateurs européens pour la sortie de l'UE. Quatre membres du gouvernement britannique, dont le ministre du Brexit Dominic Raab, ont annoncé leur démission jeudi matin, aggravant une crise politique qui pourrait s'avérer très profonde outre-Manche...

Devant la Chambre des communes en fin de matinée, Theresa May a appelé les députés, qui devront se prononcer sans doute début décembre sur le projet d'accord sur le Brexit, à assumer leurs responsabilités... "Le choix est clair : nous pouvons choisir de partir sans accord, nous pouvons prendre le risque de ne pas avoir de Brexit du tout ou nous pouvons décider de nous unir et de soutenir le meilleur accord qu'il était possible de négocier", a plaidé la chef du gouvernement.

Fatal pour Theresa May ?

Mais l'opportunité est trop belle pour le Labour : un de ses Ténors a estimé que le gouvernement de Theresa May se délitait sous les yeux des Britanniques et que la Première ministre n'avait plus aucune autorité...

A Paris, c'est l'inquiétude qui domine, concernant ces négociations : "La France sera prête" en cas de sortie désordonnée le 29 mars, a assuré Edouard Philippe, en soulignant que dans cette hypothèse, "c'est un travail d'orfèvre avec une véritable course contre la montre que nous devons réaliser".

"Il n'a échappé à personne que l'actualité politique britannique pouvait nourrir un certain nombre de questionnements et d'inquiétudes sur la possibilité effective d'une ratification de cet accord", a-t-il jugé lors d'un discours à Dunkerque (Nord).

Hypothèse d'une sortie sans accord

"Rien ne nous permet à ce stade de savoir si l'accord qui a été trouvé entre les négociateurs sera au final adopté", a-t-il ajouté. "Nous devons donc nous préparer à l'hypothèse qui est toujours sur la table - que nous ne souhaitons pas, je le dis très clairement - d'une sortie sans accord."

"Depuis avril dernier, le gouvernement a mis en place un dispositif complet de préparation à une éventuelle sortie sans accord du Royaume-Uni" et a identifié 200 mesures à prendre d'ici le 29 mars, a ajouté Edouard Philippe.

Il faut notamment pouvoir accélérer la construction d'installations pour contrôler les personnes et les marchandises à la frontière, organiser les contrôles sanitaires, embaucher des douaniers et prévoir des zones de stationnement, a-t-il dit.

"Myriade de problèmes"

Le projet de loi d'habilitation en ce sens a été examiné au Sénat et le sera début décembre à l'Assemblée nationale.

"Une sortie sans accord poserait nationalement une myriade de problèmes très pointus, très techniques, pas toujours très visibles mais dont les conséquences, s'ils n'étaient pas réglés, seraient considérables", a ajouté le chef du gouvernement.

Il a souligné que la France travaillait avec la Commission européenne sur les mesures relevant des compétences européennes et précisé que son gouvernement travaillait de façon bilatérale avec l'Irlande, la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne...

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