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Boris Johnson appelle à se préparer à un "Hard Brexit"

Boris Johnson appelle à se préparer à un "Hard Brexit"

Alors que la date-limite du 15 octobre fixée par le Premier ministre britannique Boris Johnson a été dépassée hier jeudi, aucun accord commercial post-Brexit n'est donc en vue. L'UE veut encore se donner 15 jours.

Boris Johnson appelle à se préparer à un 'Hard Brexit'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La perspective d'un "No deal" se précise... La Grande-Bretagne doit se préparer à une sortie de l'Union européenne sans accord négocié avec celle-ci sur leurs futures relations, a déclaré vendredi le Premier ministre britannique, Boris Johnson.

"A moins d'un changement fondamental d'approche, nous allons vers la solution à l'australienne et nous devons le faire avec une grande confiance", a-t-il dit en référence aux relations entre l'Australie et l'UE, qui ne s'appuient sur aucun accord de libre-échange bilatéral étendu.

Le porte-parole de Boris Johnson a enfoncé le clou, un peu plus tard dans la journée. "Les négociations commerciales sont terminées : l'UE y a mis fin de facto en disant qu'elle ne voulait pas changer de position de négociation", a-t-il dit.

"Les négociations n'ont pas lieu d'être si l'UE ne change pas de position. L'UE a effectivement mis fin aux discussions hier (jeudi). Cela ne sert à rien de discuter si l'UE ne change pas fondamentalement de position", a-t-il ajouté".

Encore un espoir ?

Alors que la date-limite du 15 octobre fixée par le Premier ministre britannique Boris Johnson a été dépassée hier jeudi, aucun accord commercial post-Brexit n'est donc en vue. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, semble néanmoins ne pas vouloir jeter l'éponge. Elle a déclaré que le bloc communautaire continuait à rechercher un accord sur le Brexit. "L'UE continue de travailler en vue d'un accord, mais pas à n'importe quel prix", a-t-elle dit environ une heure après les propos de Boris Johnson.

"Comme prévu, notre équipe de négociation se rendra à Londres la semaine prochaine pour intensifier ces négociations", a-t-elle ajouté.

Deux semaine supplémentaires pour discuter

Emmanuel Macron s'est montré sur la même ligne que la patronne de l'exécutif européen. Les pays membres de l'Union européenne ont donné leur feu vert à une poursuite des discussions pendant encore deux semaines, a déclaré vendredi Emmanuel Macron.

"L'état de nos discussions n'est pas que nous serions en train d'achopper sur la pêche, ce qui est l'argument tactique des Britanniques, mais nous achoppons sur tout", a-t-il dit lors d'un point presse, évoquant notamment les règles de libre concurrence. "La pêche est un sujet qui est utilisé tactiquement par les Britanniques parce qu'en cas de no-deal, c'est le seul sujet sur lequel Boris Johnson peut dire 'j'ai gagné'", a-t-il complété.

La France est en première ligne sur le dossier de la pêche qui, avec la libre concurrence - dont les aides d'Etat - et la gouvernance - dont les mécanismes de règlement des litiges - sont les principaux sujets de litige entre Bruxelles et Londres. "Est-ce que la situation sera la même qu'aujourd'hui ? Non, nos pêcheurs le savent, nous aurons à les accompagner. Est-ce que nous pouvons accepter un Brexit qui sacrifie nos pêcheurs ? Non, à coup sûr non plus", a déclare Emmanuel Macron.

Fin de la transition le 31 décembre

Londres et les Européens ont officiellement divorcé le 31 janvier dernier, mais sont alors entrés dans une période de transition, le temps de trouver un terrain d'entente sur leurs futures relations, notamment commerciales. Cette période s'achèvera le 31 décembre. Passée cette date, faute d'accord, ce sera un divorce "sec", un "hard Brexit"...

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