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Blocus agriculteurs : levée progressive des barrages, après le décès d'un homme

Blocus agriculteurs : levée progressive des barrages, après le décès d'un homme

Ils organisent un blocus de Paris pour protester contre la "surfiscalisation" imposée par le gouvernement, selon eux.

Blocus agriculteurs : levée progressive des barrages, après le décès d'un homme
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — "A la mi-journée, les barrages filtrants érigés par les manifestants sur plusieurs axes routiers de la région parisienne commençaient à être levés un par un", a indiqué l'agence de presse Reuters, citant les organisateurs. Ce matin, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a appelé les branches Ile-de-France des Jeunes agriculteurs (JA) et de la FNSEA qui organisaient ce jeudi un blocus de Paris à mettre fin à leur mouvement. "Deux accidents -ont eu lieu - dans les barrages (...) avec un mort. Danger! J'appelle à les lever immédiatement !", indique-t-il sur son compte Twitter.

La FDSEA rejette toute responsabilité

L'homme décédé était un pompier de 28 ans en percutant à vive allure un de ces barrages, dans le Val d'Oise. Contactée par Reuters, la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) d'Ile-de-France a toutefois rejeté toute responsabilité dans l'accident. "Il s'est produit à un kilomètre des barrages", a-t-elle indiqué...

Les agriculteurs ont appelé à un rassemblement pour "exprimer leur 'ras-le-bol' d'une sur-fiscalisation". "Nous sommes là pour montrer à notre gouvernement que nous n'acceptons plus cette politique qui est en train de laminer tout un secteur qui est le secteur des grandes cultures", avait confié plus tôt Christophe Lerebour, du syndicat agricole FDSEA d'Ile-de-France, auprès de Reuters TV. Parallèlement à cet événement tragique, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll dément surtaxer les agriculteurs et défend sa politique dans une interview accordée au 'Figaro'.

Pas de sur-taxation

Sur la Politique agricole commune (PAC) de l'UE, le ministre défend "un choix politique majeur", les céréaliers estimant que la réforme en cours va leur faire perdre 30 à 40% de leurs aides. "Le vrai chiffre est 25 %. Cela correspond à une diminution de 45 millions d'euros", souligne-t-il, ajoutant que la réforme a pour but de rééquilibrer les subventions versées au profit des éleveurs, confrontés à de grandes difficultés. Concernant la fameuse écotaxe, dont ils réclament l'abrogation pure et simple, Stéphane Le Foll souligne qu'elle n'est pas mise en oeuvre.

Quant aux autres impôts, il rappelle que "la hausse de la TVA sur les engrais ne concerne pas les agriculteurs" et qu'il a refusé "le projet de taxe sur l'azote" (300 ME de recettes estimées). Enfin, le ministre précise qu'ils bénéficieront du Crédit d'impôt compétitivité emploi.

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