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Blanquefort : Ford refuse une nouvelle offre de reprise de Punch pour son usine

Blanquefort : Ford refuse une nouvelle offre de reprise de Punch pour son usine

Le groupe belge, seul candidat à la reprise de cette usine fabriquant des boîtes de vitesse automatiques et comptant 850 salariés, avait présenté un dernier plan de reprise lundi soir après avoir essuyé plusieurs refus.

Blanquefort : Ford refuse une nouvelle offre de reprise de Punch pour son usine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le site devrait donc fermer ses portes l'été prochain... Ford a rejeté jeudi soir le dernier projet de reprise présenté par le Belge Punch de son usine Ford Aquitaine Industrie (FAI) à Blanquefort en Gironde, qui devrait donc fermer ses portes fin août. La nouvelle a été annoncée par la CGT et Alain Juppé, à l'issue d'une conférence téléphonique avec le ministère de l'Économie et le délégué interministériel aux restructurations d'entreprise

"Alain Juppé, maire de Bordeaux, président de Bordeaux Métropole, vient d'apprendre le rejet définitif par Ford Europe du dernier projet de reprise de FAI présenté par Punch, alors même que ce projet aurait permis d'assurer le maintien du plus grand nombre d'emplois possibles et l'espoir d'une pérennisation du site industriel de Blanquefort, avec des perspectives de développement dans l'avenir", peut-on lire dans un communiqué de la Ville et de la Métropole.

Implantation de nouvelles activités

"Bordeaux Métropole, en lien avec la région Nouvelle-Aquitaine, mettra tout en oeuvre pour contribuer à l'implantation de nouvelles activités sur le site et demande à l'Etat d'exiger de Ford de prendre enfin ses responsabilités pour financer un vrai plan de revitalisation du site", déclare Alain Juppé cité dans le communiqué.

Le groupe belge, seul candidat à la reprise de cette usine fabriquant des boîtes de vitesse automatiques et comptant 850 salariés, avait présenté un dernier plan de reprise lundi soir après avoir essuyé plusieurs refus de la part du constructeur automobile américain. Et ce, malgré le soutien du gouvernement français et l'accord de la majorité des syndicats qui y voyaient la possibilité de sauver environ 400 emplois.

Ford "expéditif"

Un premier plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) avait été refusé par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) le 28 janvier pour des questions de procédure, mais Ford a présenté un nouveau plan social le 11 février et a jusqu'au 4 mars pour l'homologuer ou pas.

"Sans surprise, Ford a rejeté le dernier projet de reprise proposé par Punch. Nous n'avons pas plus de précisions sur la façon dont cela s'est passé, on suppose que Ford a été expéditif et aussi peu coopératif qu'auparavant", déplore dans un communiqué le syndicat CGT de l'usine. "Conséquence immédiate, l'hypothèse d'une reprise par Punch s'écroule officiellement et même assez lamentablement".

Une réunion lundi

Le syndicat pense que Ford va annoncer rapidement la fermeture de l'usine et que la Direccte va homologuer le PSE "qui est exactement le même que celui qui avait été refusé et rétorqué. C'est grotesque. Il suffit donc à Ford d'insister pour gagner enfin, par le passage en force de son PSE".

"Difficile d'énoncer un seul sentiment tellement ils sont mêlés?! Une certitude : quelle que soit la proposition faite, la réponse de Ford est toujours NON. Pensées vers tous ceux qui se battent pour garder leur boulot", a écrit sur sa page Facebook la maire socialiste de Blanquefort, Véronique Ferreira.

Une réunion est prévue lundi prochain au ministère français de l'Economie. Les syndicats espèrent encore qu'une solution originale sera trouvée pour sauver ce qui peut l'être dans ce dossier

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