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Bientôt des règles plus dures pour toucher le chômage en France

Bientôt des règles plus dures pour toucher le chômage en France

Les conditions d'accès à l'indemnisation seront bientôt plus sévères et les allocations des très hauts revenus plafonnées à partir de six mois, selon le projet que doit dévoiler le gouvernement.

Bientôt des règles plus dures pour toucher le chômage en France
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le gouvernement présentera la réforme de l'assurance-chômage le 17 juin. Ce chantier doit permettre de générer de 1 à 1,3 milliard d'euros d'économies par année pendant trois ans. Il s'attaque aux règles permettant d'alterner fréquemment période d'emploi et de chômage, parfois de façon abusive, et pénalise parallèlement les entreprises abusant les contrats courts.

Selon les informations des 'Echos', l'exécutif veut imposer une dégressivité des allocations au bout de six mois pour les très hauts revenus (seniors exclus) au-dessus d'un plancher d'indemnisation, qui n'est pas encore connu. "Un mécanisme de type bonus-malus pour pénaliser les employeurs qui abusent des contrats courts, fera aussi partie du paquet final", explique le quotidien, qui ajoute ne pas avoir de précisions sur les secteurs d'activité concernés - Le député La République en marche (LaRem) Aurélien Taché évoquait un plafond situé entre 3.000 et 4.000 euros.

Avoir travaillé au moins six mois

Il faudra par ailleurs avoir travaillé l'équivalent de six mois durant les 24 mois précédent la fin de son contrat pour bénéficier des allocations chômage et non plus quatre mois durant 28 mois. On se trouverait avec l'équivalent de ce qui se produit actuellement au Royaume-Uni. En Espagne, en Allemagne, au Portugal ou en Suisse, les conditions sont encore plus strictes, puisqu'il faut avoir été en activité au moins douze mois.

Quel sera l'impact sur les allocataires ? Selon les calculs de l'Unedic, le scénario le plus proche - avoir travaillé pendant quatre mois sur une période de 24 mois - affecterait 11% des allocataires actuels et permettrait de réaliser des économies de 160 millions d'euros en régime de croisière.

Quelles règles ?

Les inconnues demeurent, en revanche, en ce qui concerne les règles du cumul emploi-chômage, du rechargement des droits - lorsque ces derniers sont liquidés - ou encore du calcul de la formule d'allocation.

Selon l'Unédic, si le gouvernement se basait sur la moyenne générale du taux de recours aux contrats courts (11,1%), un peu moins de 18% des entreprises cotisant à l'assurance chômage seraient perdantes, c'est-à-dire qu'elles cotiseraient davantage que les 4,05% actuels; 82% des entreprises seraient, quant à elles, gagnantes.

Parmi les entreprises "perdantes" figurent une surreprésentation du secteur de l'hébergement et de la restauration, de la fabrication des denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac ou encore du secteur de l'hébergement médico-social. Elles reverseraient 3,3 milliards d'euros au régime, si la fourchette des taux de cotisation était comprises entre 3,05% et 8,80%.

©2019,

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