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Berlin fait des concessions sur l'union bancaire, Paris demande encore plus de souplesse

Berlin fait des concessions sur l'union bancaire, Paris demande encore plus de souplesse

Le gouvernement allemand assouplit sa position...

Berlin fait des concessions sur l'union bancaire, Paris demande encore plus de souplesse
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble semble assouplir sa position sur l'union bancaire européenne... Ce projet, sur lequel les dirigeants de l'UE se sont mis d'accord en juin 2012, prévoit la création d'un "superviseur unique" pour la zone euro, sous l'égide de la Banque centrale européenne (BCE), et la mise en place d'un mécanisme de "résolution" destiné à gérer le démantèlement éventuel d'établissements en grande difficulté.

Traité de Lisbonne

Au mois d'avril, Wolfgang Schäuble avait jugé nécessaire une réforme du traité de Lisbonne, signé en 2007, avant la concrétisation de l'union bancaire, afin de poser "des bases juridiques solides et incontestables". De quoi provoquer de vives critiques contre Berlin de la part de responsables de l'UE et de partenaires comme la France. Mais, depuis, le ministre semble avoir sensiblement assoupli son discours :  "C'est un projet prioritaire", a-t-il déclaré mardi au sujet de l'union bancaire devant un auditoire universitaire à Berlin, aux côtés de son homologue français Pierre Moscovici. Le ministre allemand a estimé que l'UE avait besoin de changements institutionnels à moyen terme, mais ne devait pas attendre cette échéance pour régler ses problèmes actuels.

"Vite" menée à bien ?

"Nous devons faire au mieux sur la base des traités actuels, et si on n'y parvient pas institutionnellement, eh bien nous travaillerons entre gouvernements ou même à un niveau bilatéral", a poursuivi Wolfgang Schäuble, ajoutant que l'union bancaire devait "vite" être menée à bien.

Flexibilité

Pierre Moscovici a plaidé pour sa part pour une poursuite des efforts de réduction de la dette publique mais "à un rythme qui préserve les perspectives de croissance". Il a aussi loué le rôle positif de la BCE dans la crise de l'euro, en notant qu'elle avait su calmer les marchés et améliorer les liquidités. Le ministre français a en outre estimé mardi à Berlin que l'Allemagne devait savoir faire montre de "flexibilité" et ne pas seulement se focaliser sur la discipline et les règles...

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