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Baromètre de Confiance des Investisseurs Ossiam : premiers nuages...

Un indice global de confiance en baisse pour la première fois depuis octobre 2015 !

Baromètre de Confiance des Investisseurs Ossiam : premiers nuages...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Ossiam, la société de gestion spécialiste du smart beta et des ETF de stratégie, filiale de Natixis Investment Managers, dévoile les résultats de la onzième vague de son Baromètre de Confiance des Investisseurs, en partenariat avec l'Institut CSA. Depuis plus de quatre ans, le Baromètre mesure la confiance des investisseurs français, institutionnels et particuliers, dans l'appréciation de certaines classes d'actifs, et leurs anticipations d'évolution de la volatilité sur les 12 mois à venir.

Les résultats des 10 vagues précédentes ont permis d'illustrer l'évolution dans la durée de ces anticipations. Bruno Poulin, Président d'Ossiam, a déclaré : "La onzième vague de notre Baromètre de Confiance bi-annuel des Investisseurs décrit un climat de confiance en baisse et une volatilité attendue à un niveau record par les professionnels. Cette photographie des anticipations des investisseurs dans un environnement instable conforte Ossiam dans l'élaboration permanente de stratégies quantitatives robustes répondant aux attentes des investisseurs."

L'indice global de confiance des investisseurs diminue pour la première fois depuis octobre 2015, notamment chez les professionnels (-2,2 points, indice de 1,2). L'indice de confiance reste élevé chez les particuliers, même si en légère baisse (-0,3 point, indice de 7,5)... Les comportements récents des marchés financiers semblent avoir eu davantage d'effets sur les experts de la finance que les investisseurs particuliers. Pour ces premiers, seul l'immobilier reste sur une trajectoire de confiance en hausse... Les actions émergentes restent relativement stables et la confiance baisse significativement pour les autres classes d'actifs.

Particuliers confiants

A l'inverse, les investisseurs particuliers montrent un regain d'intérêt pour les actions américaines après la baisse du mois d'octobre, une forte accélération de la confiance sur les actions émergentes et un affaiblissement sur leurs homologues européennes. On note une baisse de confiance généralisée sur les obligations dans les deux catégories d'investisseurs.

Un élément significatif de ce baromètre : la divergence de vue sur la volatilité à venir... Alors que les experts s'attendent à un regain important de volatilité, les particuliers se montrent à l'inverse plus confiant et anticipent des niveaux de volatilité en baisse. L'indice global de confiance agrège les résultats de toutes les classes d'actifs (actions européennes, actions US, actions pays émergents, matières premières, private equity, hedge funds, obligations d'entreprises européennes, obligations d'entreprises américaines, obligations souveraines en zone euro et marché de l'immobilier).

L'indice global de confiance dans les actions enregistre une légère baisse pour la première fois depuis octobre 2015. Il diminue de 1,8 point chez les experts (indice de 6,0) et de 0,1 point chez les particuliers (indice de 8,8). Le début de l'année a été très partagé pour les actions : un mois de janvier en hausse associé de récents épisodes de regain de volatilité ainsi qu'une chute des cours ont annulé les gains depuis le début de l'année.

Le manque de visibilité semble jouer un rôle dans la baisse de confiance, surtout chez les experts, même si la classe d'actifs reste plutôt bien notée. L'indice global de confiance dans les actions agrège le résultat des actions US, des actions européennes et des actions des pays émergents.

La confiance des investisseurs pour les actions européennes est en baisse aussi bien chez les experts de la finance (-4,1 points, indice 12,1) que chez les particuliers (-2 points, indice 15,3). La confiance des investisseurs reste cependant très élevée (indice supérieur à 10), s'établissant à 12,1 chez les experts et 15,3 chez les particuliers.

Europe en tête

Parmi les marchés actions, le marché européen reste le mieux noté par les investisseurs, qu'ils soient experts ou particuliers... Cependant la chute de confiance est significative et ce même si les fondamentaux des économies sont globalement robustes de même que la croissance et la consommation. La BCE reste sur une politique monétaire accommodante, même si l'expansion de son bilan va se ralentir avec le temps. Les investisseurs estiment que les effets de contagion par les autres marchés ainsi que le retour de la volatilité peuvent également affecter ce marché qui avait jusque-là su gagner leur confiance.

La confiance des investisseurs professionnels dans les actions américaines reste en territoire négatif et en baisse de 0,7 point par rapport à octobre 2017 (indice de -3,5). A l'inverse, l'indice de confiance des investisseurs particuliers pour cette classe d'actifs demeure en territoire positif, avec une légère hausse (0,7 point). La baisse de confiance sur les actions américaines se poursuit chez les experts de la finance. Les baisses significatives de février et mars, les fortes valorisations additionnées aux affaires liées aux sociétés du secteur technologique sont au coeur d'une désaffection prolongée. L'activité économie reste forte et la création d'emploi se poursuit au niveau soutenu constaté ces dernières années.

La FED avance sur son programme de hausse de taux et de normalisation, mais les experts de la finance semblent être davantage concernés par le cycle du marché action qui, depuis 2009, pourrait être arrivé à son terme, comme le signale l'augmentation significative des niveaux de volatilité.

Pays émergents en question

Malgré une légère baisse (-0,5 point), la confiance des experts de la finance pour les actions des pays émergents demeure forte avec un indice de 9,4. La confiance des particuliers continue de croître avec une hausse de 1 point, établissant ainsi un record depuis la création du Baromètre avec un indice de 6,3. Fort de leur dynamisme, les actions émergentes restent une classe d'actifs positivement considérée par les investisseurs.

Le contexte économique favorable combiné aux performances positives des matières premières ont été des éléments clés de l'embellie que l'on constate sur cette classe d'actifs depuis l'année dernière au moins. Cependant le contexte géopolitique reste incertain : les derniers développements au coeur du pouvoir chinois, les tensions sur les droits de douane entre les Etats-Unis et plusieurs pays asiatiques, la situation en Corée du Nord ainsi que les tensions au Moyen Orient ajoutent de la volatilité sur cette classe d'actifs, qui reste toutefois attractive, notamment aux yeux des investisseurs particuliers.

Confiance moindre

L'indice de confiance, en forte hausse depuis octobre 2015, marque une légère baisse tant chez les experts que les particuliers. Les experts enregistrent ainsi une diminution de 1,9 point avec un indice s'établissant à 5,2. Chez les particuliers, la baisse est plus légère (-0,8 point, indice de 10,3). On observe une légère baisse de confiance après deux ans et demi de hausse. Même si la classe d'actifs reste prisée par les investisseurs, surtout particuliers, les craintes d'un éventuel ralentissement économique affectent une classe d'actif en hausse depuis les niveaux historiquement bas constatés en 2015. Les performances haussières des matières premières, en particulier du pétrole, depuis juin 2017, ont été affectées par les baisses de février et mars. Ces dernières ont entraîné un accroissement de la volatilité, structurellement élevée par rapport au marché action. Les matières premières constituent néanmoins une des classes d'actifs les plus performantes en ce début d'année.

Une forte volatilité continue d'être anticipée par les investisseurs professionnels et particuliers dans les prochains mois... Après avoir atteint son plus haut niveau en octobre 2017 (indice de 11,7), la volatilité anticipée des experts de la finance enregistre un nouveau record depuis la création du Baromètre avec un indice de 14,1 (hausse de 2,4 points). Cela s'explique notamment par une forte anticipation d'une volatilité accrue sur les actions européennes (+6,3 à 20,7), les actions des pays émergents (+4,3 à 21,8), les actions américaines (+3,9 points à 21,9), les obligations d'entreprises américaines (+1,2 à 14,4), obligations d'entreprises européennes (+2,8 à 12,4) et le private equity (+0,3 à 5,8) qui atteignent toutes un niveau record depuis la création du Baromètre.

Pour leur part, et pour la première fois depuis octobre 2015, les particuliers anticipent une moins grande volatilité (légère baisse de 1,6 point, indice à 7,1). Cette tendance se retrouve notamment dans les obligations d'entreprises américaines (-2,7 à 2,9), les obligations d'entreprises européennes (-2,2 à 8,7), les obligations souveraines en zone euro (-2,4 à 5,5) et le marché des matières premières (-4 à 7,4). La hausse de volatilité avait déjà été anticipée lors de la vague précédente. Cependant, les investisseurs professionnels ont revu à la hausse leurs anticipations, compte tenu des récentes secousses sur les marchés actions. Le manque de visibilité et les inquiétudes sur la fin de cycle, au moins aux Etats-Unis, s'installent sur toutes les classes d'actifs et pourrait contraindre les investisseurs à revoir certains choix stratégiques d'allocations.

Quel impact ?

Parmi les 2 facteurs qui affecteront le plus les décisions d'investissement dans les 12 prochains mois, les anticipations macroéconomiques continuent d'influencer près des quatre cinquièmes des experts de la finance (baisse de 2 points par rapport à octobre 2017).

Pour les particuliers, ce facteur connait une relative hausse (23%, en hausse de 3 points) et continue de n'être que le 4ème facteur pris en compte par ordre de priorité. Chez les investisseurs professionnels, les résultats des sociétés et leur analyse (53%) devient le 2ème facteur le plus influent après une forte hausse de 13 points, suivi par le contexte géopolitique (34%, baisse de 10 points). Pour les investisseurs particuliers, ces deux facteurs continuent d'être les plus importants puisque le dernier est déterminant pour 53% (baisse de 5 points) des sondés et le premier pour 42% (baisse de 3 points) d'entre eux. A noter également que l'influence des évolutions fiscales sur les experts de la finance chute fortement de 12 points et devient le dernier facteur influençant (6%) - alors que ce même facteur continue d'influencer près de la moitié des investisseurs particuliers (40%, stable).

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