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Banques : pourquoi tant de rigidité ?

Banques : pourquoi tant de rigidité ?

Selon l'UFC-Que Choisir, 1 demande de changement d'établissement bancaire sur 10 n'est pas prise en compte, notamment en raison d'erreurs liées aux professionnels du secteur.

Banques : pourquoi tant de rigidité ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La loi Macron sur la mobilité était censée faciliter le changement de banque pour les clients... Mais près de trois ans après sa mise en place, les résultats ne sont toujours pas au rendez-vous. Selon les chiffres de l'UFC-Que Choisir, qui a sondé 110 banques et prestataires de la mobilité bancaire en novembre dernier, seulement 2,5% des consommateurs français ont changé d'établissement bancaire en 2019, alors que 17% d'entre eux en exprimaient le souhait.

"L'analyse des résultats met en évidence l'incapacité du dispositif à favoriser une concurrence effective", a constaté l'association de consommateurs, affirmant que "le mandat de mobilité bancaire constitue en réalité un véritable parcours du combattant".

Selon l'UFC-Que Choisir, de trop nombreuses demandes de changement d'établissement bancaire n'auraient pas abouti et jusqu'à 10% des mandats n'ont pas été pris en compte...

Difficulté des démarches et des erreurs

En cause, la difficulté des démarches mais aussi "les trop nombreuses erreurs des professionnels", qui "ne signent pas les mandats", "saisissent le mauvais numéro de compte" ou encore ne parviennent à identifier le titulaire du compte...

L'association constate également que près de 40% des demandes de mobilité n'aboutissent pas à la clôture de l'ancien compte. "Un tel écueil s'explique notamment en raison du transfert artificiellement difficile et onéreux des produits d'épargne (assurance-vie, PEA, PEL, etc.)", explique l'UFC-Que Choisir. A cela, s'ajoutent parfois des "frais indus consécutive à une mobilité (prélèvements rejetés, pénalités de retard...)".

Des réserves de pouvoir d'achat "considérables"

Ce phénomène expliquerait ainsi la baisse limitée, de l'ordre de 0,3% en 2020, des tarifs pratiqués par les banques traditionnelles, contre une baisse de 12% du côté des banques en ligne.

Par ailleurs, l'UFC-Que Choisir note que les réserves de pouvoir d'achat restent pourtant "considérables" pour l'ensemble des profils analysés. En quittant sa banque pour un établissement moins cher, "en moyenne, un senior peut réaliser 195 euros d'économies par an, un actif 177 euros et un familier du dépassement de découvert pas moins de 224 euros", a précisé l'association.

©2020,

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